Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Flash info

Le Brésil, c'est fini pour nous...

Une décision soudaine et qui ne nous apparenait pas mais qu'on a dû suivre. Bref, on est de retour sur Montpellier, content de nous rapprocher de nos familles et amis, mais avec un petit goût d'inachevé quand on pense à notre aventure brésilienne et une affection certaine pour ce pays. Une chose est sûre, on y retournera!

Tu Cherches Quoi?

Au rythme de Belem...

The WeatherPixie

Carrière de petite voix!

Me voilà maintenant star de la télé belémoise, enfin... ma voix et mon charmoso accent français!!
Je vous laisse découvrir França.pa (à chercher dans le volet déroulant "CATEGORIAS")
Eh, y a même certaines paires d'oreilles qui me reconnaissent!...

Cocktail de fruits, joli joli!

Bien aidés par la diversité et l'exotisme des fruits ici, on a testé plusieurs combinaisons dont on vous souffle la composition...
  • mangue pomme kiwi
  • pastèque menthe
  • ananas menthe
  • ananas basilic
  • mangue passion
  • mangue ananas
  • banane orange passion
  • banane pomme passion
  • banane kiwi
  • mangue coco passion
N'oubliez pas les glaçons! Et qu'est-ce qu'on dit? Merci les Agros!!

Bem-vindos e boa viagem!

On rempile pour l'Amérique du Sud, mais dans un autre pays qui, pour défier nos bosses bien roulées de globetrotteurs, fait exception au monopole de l'espagnol dans la région! Donc nouvelle langue, mais aussi nouvelle culture: un sacré patchwork avec, il paraît, des pièces portant des couleurs bien de chez nous... On reste aussi collé à la chaleur tropicale, mais que l'on expérimente cette fois au cœur des tropiques, juste sous l'équateur. Et puis on s'était déjà échoué sur un territoire de plus de 4000 km de long, mais cette nouvelle histoire se corse là encore: il faut remettre autant de km dans la largeur! Bref, le brésil annonce beaucoup d'inconnu et un peu de familier, mais de toute façon un cocktail inédit, et dieu sait si les cocktails brésiliens sont réputés!...

Une grande nouveauté tout de même: on s'est déjà envolé pour quelques temps mais jamais sans date de retour! Quel sentiment étrange de partir sans savoir combien de temps, sans connaître le prochain retour... et c'est une précieuse consolation que de découvrir vos réactions enthousiasmées quand résonne le nom du Brésil! Voyager pour nous n'a jamais rimer avec s'éloigner, d'où l'envie presque immédiate de rentrer, d'où le désir de vous accueillir, d'où le besoin de vous avoir toujours d'une certaine façon avec nous, d'où ce blog!

Voici toute notre amitié dans les rouages du net pour vous amuser, vous intriguer, vous balader, vous allécher, ou encore vous étonner! On compte sur vous pour nous faire partager aussi vos réactions, vos vies et vos envies...

 

10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 13:49

Incroyable mais vrai, ce blog reprend du service! C'est qu'il nous a fallu un moment pour nous remettre de nos intenses vacances en France… tant de temps et de bons moments passés là-bas que le retour sur Belém nous a quelque peu bousculé de notre petit nuage haut perché! Mais devant un mois d'octobre bien rempli et suite aux nombreuses réclamations que notre "Service Client - Fidèles Lecteurs" a reçues, je ne pouvais plus m'entêter dans cette solidarité farfelue aux grèves pour la retraite sachant qu'en plus je n'ai toujours pas vraiment commencé à cotiser pour la mienne… Au boulot!

 

En parlant de ça tien, de boulot je veux dire, je sais que c'est un thème que l'on n'a pas souvent abordé dans ce blog et loin de moi l'idée de chambouler les habitudes de mes lecteurs mais laissez moi faire juste un petit aparté parce que moi j'ai chamboulé mes habitudes brésiliennes! Enfin, vu l'ampleur du changement, il serait plus juste de dire que j'ai maigrement (mais surement) ébranlé mon quotidien de chômeuse expatriée… J'ai d'abord passé 2 mois chez FRM comme responsable communication (ça en jette non?), assise à un bureau tout à côté de celui de mon tendre époux, mais seulement à quart temps: question de santé conjugale!? C'est un début en tout cas, un élan qui a entrainé mon profil d'active monotonement inactif dans de fous rebondissements professionnels et c'est ainsi que me voilà prof de français au moins jusqu'à fin décembre! Un simple cours de conversation qui ne demande pas de talents pédagogiques particuliers mais juste une certaine capacité de résistance et de lucidité le samedi matin tout entier, à partir de 8h30… Et j'ai même poussé ma révolution professionnelle jusqu'à faire des heures sup comme surveillante d'examens!

 

Non, vraiment rien ne va plus à Belém, non seulement je travaille (un peu) mais j'ai même le droit de rester maintenant! Et oui, privilège de cette bague au doigt qui a ôté la corde de mon cou de fausse touriste à rallonge: j'ai maintenant un visa d'accompagnatrice! Oh, ce n'est pas aussi joli que ça en a l'air… disons plutôt que ça sent le machisme latino à plein nez: en bonne épouse, j'ai le droit de suivre mon mari, de rester au Brésil autant de temps que lui mais en aucun cas de travailler!!! Et dire que ces hommes là ont élus une femme à la présidence!?

 

Les élections, parlons-en! Ca a été le seul point noir de notre mois d'octobre. Une campagne interminablement insupportable, dont la scène principale était notre avenue, et avec une évolution crescendo exponentielle non pas de leurs arguments mais bien du volume sonore de leur propagande! Au fur et à mesure, toujours plus de camions sons, toujours plus de rengaines stridentes et toujours plus fort. Même avec les boules quies et bravant la chaleur de notre appart toutes fenêtres et portes fermées, impossible à ignorer: à croire qu'on nous avait greffé un mégaphone au dessus de la tête. Du conditionnement tout en finesse, du martèlement oui! Ici, les campagnes coutent cher en décibels et en promotion sur le pack de bières!...

 

A part ça, le mois d'octobre a été un régal. Une ouverture sous les feux des projecteurs du magnifique Teatro da Paz, qui accueillait la première édition de la Biennale de Danse d'Amazonie. Et j'y étais! Et sur scène! D'abord dans une version contemporaine de Carmen: très sympa mais un peu répétitif et un peu bâclé par moments. Faut dire que le chorégraphe était tellement bien organisé qu'il s'est retrouvé à devoir créer la dernière moitié du ballet en une seule petite semaine…


13) carmen

 

08) carmen

Ensuite, avec tout un groupe de nanas, on s'est concocté un beau tango tout en sensualité, une merveille qu'on espère bien redanser à une autre occasion.


DSC 8577

 

DSC 8584

 

En attendant, prochaine étape de ma carrière de danseuse: le spectacle de fin d'année de l'école de danse. C'est un grand classique du répertoire du ballet qui a été choisi, La Belle au Bois Dormant. J'ai déjà connu plus intéressant à danser qu'un ballet classique mais je me suis trouvé un bon défi: remonter sur pointes! Mes orteils vous en diront des nouvelles…

 

Pendant ce temps là, mon fragile petit mari a fini de soigner son péroné. Le voilà comme neuf alors fini les massages et autres traitements de faveur, mais pour combien de temps? Aussitôt réparé, aussitôt inspiré pour de nouvelles tentatives casse-cou. Et tout est bon pour se faire dorloter… L'autre jour, alors qu'il se rasait, pris d'une subite envie d'éternuer, il s'est raidi pour ne pas, d'un mouvement brusque et incontrôlé, risquer d'entailler sa petite joue. Résultat, il m'est arrivé tout malheureux de son mauvais torticolis. Et hop, quelques séances de massage maison: gagné! Dernière trouvaille, les sorties kart du samedi, organisées tous les 15 jours par notre voisin. Pour l'instant, cette option casse-pipe n'a pas encore porté ses fruits, mais ça ne saurait tarder vu les gros moyens que déploie mon acrobate… L'autre jour, il a carrément foncé droit dans un mur, dérapant à toute berzingue, après que son pied soit resté coincé sur la pédale de frein en plein virage! Ah la la, je vous jure…

 

Octobre, ça a été aussi et surtout la visite de mon petit frère, le grand chevelu qui avait soi-disant coupé ses frisettes avant de venir mais arborait encore une tignasse toute tropicale de luxuriance! On a visité Belém bien sûr, et à la période la plus impressionnante puisqu'il est arrivé en plein boom du Cirio. Même s'il a bien voulu reconnaître que les anciennes maisons de maître portugaises décrépites avaient un potentiel certain, autant que les rives non aménagées du fleuve, il a été un peu oppressé par la taille et le bruit de cette ville. Mais on avait tout prévu! On l'a extirpé de cette folie urbaine, direction 2 îles de la région: Algodoal, qu'on avait fait qu'une seule fois et vite au tout début de notre vie brésilienne, et Marajo, qu'on commence à bien connaître mais qui nous enchante toujours autant! (les photos sont dans l'album "Greg à Belém")

 

On avait quand même fait un bon deal avec mon frangin: en échange de l'accueil et de bons moments au brésil, quelques gourmandises espagnoles. Et il ne nous a pas roulé, ni sur la qualité, ni sur la quantité de sa marchandise!! Je crois qu'avec ça on devrait pouvoir tenir le coup jusqu'à noël… ouf!

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
commenter cet article
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 19:22

Pierre passe beaucoup de temps en ce moment en missions à l'extérieur de Belém, mais voyons le bon côté des choses: il accumule plein de points sur la TAM (la compagnie brésilienne)! Du coup j'en ai profité pour le rejoindre à Manaus, quelques 2000 km en amont de l'Amazone, pour un week-end prolongé à la découverte de cette autre capitale amazonienne…

 

J'ai vite compris que Belém et Manaus se ressemblaient beaucoup, à commencer par le climat! Etape préliminaire à ma journée de visite de la ville: achat d'un parapluie qui n'aura pas chômé de toute la journée du jeudi!!

 

Comme Belém, Manaus a connu un boum faramineux et prestigieux grâce au caoutchouc. Au début des années 1900, ces deux villes se disputaient les célébrités européennes, volaient la vedette à Rio et Sao Paulo, envoyaient le linge sale des barons du caoutchouc se laver de l'autre côté de l'Atlantique et voyaient de magnifiques maisons coloniales se construire dans les matériaux les plus nobles et encore une fois européens! Elles connaitront aussi toute les deux une fin brutale et tragique peu de temps après, quand le caoutchouc sera implanté en Asie, mais elles cachent encore quelques vestiges de cette belle époque…

 

Le mot "cacher" est particulièrement approprié vu le nombre de "camelote" (c'est le terme brésilien pour désigner ces stands de rue qui ne vendent que de la camelote justement!) qui envahissent presque tous les trottoirs de la ville… Si bien installés qu'ils laissent même leur marchandise sur place en permanence!

 

DSCF5709

Manaus aussi a un grand marché de l'époque mais qui a beaucoup plus souffert que celui de Belém. On ne devine plus que la structure noyée au milieu des vendeurs qui ont dû s'installer à l'extérieur. On y retrouve les herbes et les épices typiques de l'Amazone, comme le fameux jambu qui titille les papilles et fait frémir de plaisir les moustaches de JP! Et puis j'ai adoré la grande allée de la confrontation où bouchers et poissonniers se font face.

 

DSCF5698

DSCF5701

Le port de passagers est impressionnant aussi. Impossible de faire Manaus-Belém par la route; reste l'avion (2h) ou le bateau (5jours!). Ici, le bateau reste un des grands moyens de transport entre de nombreuses villes de la région alors c'est un vrai micmac de bateaux à quais et un grouillement permanent.

 

DSCF5691

Manaus est surtout très connue pour son splendide théâtre, là encore de la même époque que mon Teatro da Paz! Ici, c'est le Teatro Amazonas, construit en 1896, avec sa superbe coupole-drapeau. La salle de spectacle est plus petite et plus ronde que celle du Teatro da Paz, ce qui donne un effet douillet d'intimité, et les peintures au plafond renvoie le public sous les pieds de la Tour Eiffel! Et puis il y a aussi une superbe salle de bal pour les entractes…

 

DSCF5741IMGP4711

Juste devant le théâtre, une très jolie place avec de petites maisons coloniales et un dallage qui fait drôlement penser aux célèbres vagues de la promenade de bord de mer de Copacabana. Et bien figurez-vous que ce sont les carioca qui ont piqué l'idée aux amazoniens!

 

DSCF5735

Le samedi, fini les rendez-vous de boulot pour mon chéri alors je l'emmène pour une journée sur le fleuve. On a encore bien du mal à se faire à sa largeur… Toujours aussi surprenant de croiser de gros bateaux porte-conteneurs ou autres, et surtout de voir comme ils font ridicules sur cette Amazone. Et encore, imaginez, nous sommes à plus de 2000 km de son embouchure!

 

DSCF5825

Un arrêt à la station service flottante et un autre au marché spécial bateaux.

 

DSCF5820

Nous voilà au niveau de la rencontre des eaux: Manaus est sur le Rio Negro, quelques km au dessus du Rio Solimões, qui n'est autre que la partie amont de l'Amazone. Sa couleur gadoue le trahit! Impossible de confondre les 2 fleuves, la différence est trop marquée. Et à la rencontre, on croirait des nuages de lait dans le café!

 

DSCF5883

On quitte le Rio Negro, trop acide pour plaire à la faune locale, et on s'enfonce un peu sur le Solimões bordé de maisons en bois flottantes. Deux jeunes sur une pirogue nous font signe. On s'approche et ils nous tendent leurs trouvailles du jour… Je laisse Pierre sympathiser avec le cobra et le fils de notre guide avec le bébé croco, pendant que moi je me dévoue pour dompter le féroce et imprévisible bébé paresseux!!! Un amour! Tellement calme, impossible de savoir s'il était un tantinet stressé par cette rencontre…

 

IMGP4775DSCF5838IMGP4768

Je me suis brisée le cœur au moment de me séparer de cette petite boule de poils mais je me voyais mal expliquer à l'aéroport que ce n'était pas du trafic d'animaux sauvages mais juste un coup de foudre… Bref, on a continué notre périple, à l'affut d'autres curiosités et ça ne manque pas! En plus tout est démesuré ici, que ce soit au niveau taille ou au niveau couleurs: martin pêcheur, pic, iguane, arbre barboteur, nénufars (Victoria Regia), sauterelle. Imaginez seulement qu'en période de hautes eaux le niveau monte encore de 3-4 mètres! On voyait la marque sur les troncs, impressionnant!

 

IMGP4791DSCF5865

On s'est essayé à la pêche au piranha mais il nous a manqué de sang frais: la mère de notre guide avait fait mariné notre poisson-appât dans le citron! Finalement, notre plus belle prise sera ce poisson fou qui sautera directement dans la pirogue…

 

DSCF5867

Retour sur Manaus au coucher du soleil.

 

DSCF5881

L'Amazone n'est pas très différente entre Manaus et Belém: même immensité, même ambiance, même animaux. Mais c'est toujours avec autant d'émotion que l'on découvre ce spectacle sauvage et envoutant. Une pure merveille!

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Escapades brésiliennes
commenter cet article
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 16:16

D'abord on a eu de la visite, ensuite on a eu des vacances et puis on a connu un autre coin du Brésil: c'est trop... c'est trop trop bon!

 

Je vous ai concocté un petit album photo pour vous raconter notre périple en images et commentaires.

 

Les vacances sont déjà finies et Claire et Simon repartis. On leur aurait bien proposé de rester avec nous mais vu le rythme épicurien sur lequel on s'est balladé tous les 4, il vallait mieux faire une petite pause... pour pouvoir mieux recommencer au mois de juin!

 

Obrigadão (c'est un très gros obrigada) pour votre passage!

A très vite les amis...

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Escapades brésiliennes
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:24

Eh ben, il nous a sacrément fait vibrer ce dimanche!!! et encore, on remercie les brésiliens qui trop soucieux de notre santé, ont préféré zappé sur le slalom, salauds!


On s'était super bien organisé, Roberto était là aussi, on avait mijoté un petit repas sympa pour prendre des forces juste avant, parfait contrôle du chrono, on s'installe et hop c'est parti pour les qualif. On avait bien repéré que Sylvain était le 17ème. On a échauffé nos talents de supporter avec Ted (le premier français si je ne me trompe!?) et puis le 13ème était déjà en train de descendre alors on se mettait en place... Et là, merde: descente! Ils ont osé, ils ont changé juste maintenant!! putain de bordel de cul de pompe à merde! Vite réaction, improvisation, délocalisation devant l'ordi pour suivre en pseudo direct sur le site de Vancouver... Yes!!!!!!!!!!!!!!! Qualifié et bien placé en plus (Pierrot m'avait briefé sur le pourquoi faut quand même faire un bon temps aux qualif, merci!) cool cool cool!


On se renfonce dans le fauteuil en attendant la suite et là, c'est la pluie qui se déchaine sur Belém: plus de télé satellite et plus d'internet non plus. Oh, on est moisi ou quoi!? Heureusement, cette fois-ci ça se dégage vite et tout roule pour les huitièmes. On se crispe, on crie, on gesticule, on transpire, c'est prenant ces descentes à 4! Fin du deuxième groupe et les commentateurs nous annoncent que "sans tarder, retour au slalom", aaaaah non!!! ils ne vont pas nous refaire le coup! Allez, dépêchez-vous de descendre vous là, on s'en fout de vous! Ca y est, on te voit dans ton petit box de départ, trop beau! Et ils n'ont même pas trop écorché notre nom! Hey, c'est mon cousin!! Oh lala, on respire à fond, attention, ATTENTION il est parti là… Magnifique, il est devant! Ah! Attention là derrière toi, non! Oui! Wouhou! Oh la, oh la… dernier saut… phénoménal!!!!!!!! premier, il est premier! Hop, on aperçoit rapido ta bouille à l'arrivée et zap! Slalom! On a eu chaud. Et ben, heureusement pour mes nerfs que ce n'est pas tous les jours les JO de ski cross…


Pour nous, l'aventure skicross s'est arrêtée là parce que ces foutus brésiliens ont trouvé plus passionnant de montrer les 36000 descentes de slalom (toujours pareil) et puis l'interminable et insipide biathlon féminin. L'ordi nous a indiqué qu'il a fait 3ème en quart de finale mais après tout internet colporte tant de fausses informations. Moi, je ne crois que ce que je vois: mon cousin est premier, il nous a fait rêver et il reste mon champion olympique!

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Autour du monde
commenter cet article
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:47
Hier, j'ai eu le détail des notes de notre école de samba. On a perdu pas mal de point sur l'item "chars": faut dire que le livre qui nous suivait était particulièrement raté et moche... Mais nous, on a tout explosé! A l'unanimité, les 3 juges qui étaient chargés d'examiner notre comissão de frente nous ont tous donné 10!! Un sans faute...

IMGP3544
Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Le Brésil en fêtes
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 18:32

La télé est envahie par les pubs pour les préservatifs et la bière: c'est carnaval!

 

Notre compagnie de danse a été invité comme "comissão da frente" par l'école de samba "Quem São Eles" (= qui sont-ils). C'est justement l'école de samba de notre quartier, celle dont le hangar est planté dans le même pâté de maison que notre appart et qui nous casse trop souvent les oreilles… Au moins, maintenant, on les trouve plus sympathiques!

 

J -7: dernière répétition dans les rues de Belém

 

C'est le dernier dimanche avec "arastão" pour notre école de samba, alors on en profite pour aller les retrouver, s'imprégner un peu de l'ambiance carnaval, leur révéler notre choré et la tester sur le bitume des rues du quartier.

 

On débarque parés du nom de notre compagnie, tout en noir: plutôt classe et pro mais pas très gai pour un carnaval… Rendez-vous 16h – traduction brésilien-français: les choses se mettent finalement en branle à 18h. Ca, on s'y attendait! Alors on en profite pour papoter et bien sûr (c'est incontournable avec des brésiliens) faire des photos! Voilà notre troupe et puis nos mecs: photo qui prend tout son charme quand on connait les folles qu'ils sont en réalité!!


Capturer.JPG 


Hop, c'est parti. Chacun prend sa place et les structures nues des chars s'intercalent elles aussi. Devant nous, quelques gros bras improvisent le blocage de la circulation à chaque carrefour que notre long cortège traverse, où le boucan de notre batteria se noie un instant dans une pluie de klaxons quand les plus débiles ne forcent pas le passage à travers la foule.

 

Capturer2.JPG

La samba tourne en boucle sans aucune pause entre chaque reprise alors notre chorégraphie en fait de même. 900m à parcourir au total, réussir à faire la choré en avançant alors qu'on l'a toujours travailler dans une salle fermée, arriver à éviter les trous béants de l'avenue, résister aux montées, profiter des descentes et surtout trouver à quel moment respirer! Sacrée épreuve d'endurance, c'est mortel! Heureusement Pierre nous a fait ravitailleur d'eau au fil du parcours, mais le jour J: niet.

 

J -2: répétition générale au Sambodrome

 

En route pour la "Aldeia Cabana", toujours dans notre costume noir, rendez-vous 19h30. Ca papote, ça installe encre le son… bref, 21h rien n'a encore commencé alors la pluie se décide à ouvrir les festivités dans toute sa tropicalité: tous aux abris! Une demi-heure se passe et la pluie ne fait que surenchérir alors la batteria se mouille et commence à tambouriner.

 

Le président de Quem São Eles vient nous rassurer: on n'est pas obliger de se saucer avec eux, c'est à nous de voir. Concertation: s'ils y vont, on ne va quand même pas jouer les snobinards à rester au sec, on y va aussi! Aller, on se motive et hop, on patauge dans les flaques et on file sous la douche. Il ne nous a pas fallut bien longtemps pour se fondre dans l'ambiance: 1 minute à peine et on nageait déjà dans nos chaussures! Sauter et gesticuler pour ne pas prendre froid.

 

Au bout d'un quart d'heure d'attente, le président prend la parole: "ce ne sont pas des conditions de répétition, alors advienne que pourra, on donnera notre mieux mais on ira directement au défilé de samedi sans répétition". Quoi!? Maintenant qu'on est détrempé, juste quand on bouillait de motivation!?! On a parlementé un peu avec lui et il a fini par nous dire: "si vous y tenez vraiment, j'organise mes troupes".

 

Voilà comment nous avons finalement lancé la répétition, plein de fougue, sous une pluie toujours battante. Au début, on avait même du mal à organiser notre progression tellement les gouttes s'acharnaient sur nos yeux. A chaque levé de jambe c'était un balai de jets d'eau qui jaillissaient de nos chaussures!! La pluie a fini par s'affiner un peu mais elle nous aura persécutés jusqu'au bout.

 

Jour J: le défilé des écoles de la première division

 

Capturer3.JPG

Notre école de samba est programmée pour clôturer cette nuit de carnaval alors départ de notre défilé prévu à 5h du mat! Avant? Rendez-vous minuit à l'école de danse pour grignoter, se préparer et se mettre dans l'ambiance avec un peu de musique et un peu de ricard que Pierrot et Seb distribuaient.

 

4h du mat, arrivée sur place. On aperçoit les chars des écoles qui attendent encore leur tour: il fallait s'en douter, le carnaval a pris du retard… 6h, la pression monte, on se positionne sur la ligne de départ et la batteria lance le son pour faire monter l'excitation. On s'échauffe, on réajuste nos têtes qui commencent déjà à nous faire mal, on se concentre, on s'embrasse et… en place!


 

50 minutes de défiler, 50 minutes de danse non stop. Il faut penser à tout. Ne pas trop se donner sur le début, éblouir la presse et puis surtout séduire les juges. J'ai tellement pensé à chanter que j'en ai un peu oublié de sourire… Il faut tenir jusqu'à ce que nos pieds écrasent le "final" peint à l'autre bout. Ensuite, on engloutit des litres d'eau en regardant le reste du cortège de Quem São Eles qui continue d'arriver pendant encore 10-15 minutes!

 

C'est vraiment fou ce carnaval. Chaque école fait défiler entre 1000 et 1500 personnes et le public était encore bien présent à l'aube! Il y a des chars magnifiques. Les gens vous encouragent comme si vous étiez sur le point de remporter l'or olympique. Leur école de samba, c'est toute leur vie! Et encore Belém n'est qu'un carnaval tout petit pour le Brésil… On a aperçu celui de Rio à la télé, ils avaient construit un char que des Batman descendaient à ski!!!

 

J +3: les résultats de la compétition

 

Notre modeste école arrive 4ème avec 347 points, à seulement 2 points du champion. Pas mal du tout!

 

Carnaval est fini. La vie reprend doucement au Brésil mais certains planchent déjà sur le Carnaval de l'année prochaine…

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Le Brésil en fêtes
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:15

C'est une légende, beaucoup de monde, des tonnes de paillettes et de plumes, de la samba, des strings, du spectacle, une grosse fête… mais c'est pas aussi simple que ce qu'on s'imagine!


Ce n'est pas un carnaval de rue où tout le monde fait ce qui lui passe par la tête. C'est un sport national, et comme tout sport national, le carnaval a droit à son stade: le Sambodrome! Une longue avenue rectiligne bordée de gradins en béton. A une extrémité, l'entrée des chars et des artistes, et du milieu j'usqu'à à l'autre extrémité, les jurys.

 

sambodromo.jpg

Car ici le carnaval est une compétition où s'affrontent les écoles de samba d'une même ville. Il y a même plusieurs divisions dans le championat! Ces écoles, ce sont au départ des associations de quartier,qui donnent vie à leur défilé grâce à leurs propres moyens matériels et humains. Bon, visiblement Rio est devenu tellement célère, que là-bas le carnaval est moins démocratique et plus sponsorisé qu'avant, mais Belém reste dans la pure tradition du on-fait-ce-qu'on-peut-avec-ce-qu'on-a.


Le défilé d'une école, c'est beaucoup de règles à respecter et beaucoup de rôles à incarner. Pas facile à saisir pour la non initiée que je suis, catapultée au milieu de brésiliens qui sont tombés dedans quand ils étaient petits! Pour ne pas être trop larguée et comprendre un peu mieux dans quelle aventure je me suis embarquer les yeux fermés, j'ai fait quelques recherches et posé quelques questions. Alors voilà, petite présentation technique…

  1. La concentration. En d'autres termes, la préchauffe! Juste avant de défiler, toute l'école se rassemble, commence à chanter d'anciennes sambas, pousse son cri de guerre et se laisse inonder par l'adrénaline du public en délire…
  2. Démarrage du défilé. Chaque école de samba a une heure pour parcourir le Sambodrome et se voit pénalisée si elle ne respecte pas le sablier. Le temps, c'est des points! Alors comme chaque minute compte, il parait qu'il y a de grands chronos parsemés tout au long de l'avenue.
  3. La Comissão de frente. C'est la ligne de front de l'école de samba: c'est nous!! Entre 12 et 20 (nous sommes 18) danseurs professionnels (ah ça, c'est ce que dit wikipedia!) qui exécutent une chorégraphie sensée reprendre le thème de la chanson de l'école. Cette commission d'ouverture est toujours et obligatoirement le premier groupe du défilé. Derrière, les autres rôles suivent dans n'importe quel ordre.
  4. Les chars, montés sur des axes en métal et constitués de structures en bois, plastique ou polystyrène, poussés obligatoirement par la force humaine. Les plus grands chars jamais vu au Brésil faisaient 13m de haut et 60m de long!
  5. Le maître de salle et la porte-drapeau. C'est un couple qui doit présenter de façon gracieuse la bannière de l'école. Généralement, ils portent des costumes inspirés des habits de gala du 18ème siècle.
  6. La Batteria qui est en fait un orchestre de percussions. Elle accompagne la samba de l'écle et donne le rythme au défilé. (on espère de tout cœur qu'ils ne se laisseront pas trop emporter par l'excitation du moment et qu'ils n'accélèreront pas la cadence, sinon on va mourir!). Elle est accompagnée de son maestro qui a abandonné sa baguette et les mène à coups de sifflet!
  7. La Reine de la batterie, mais aussi la marraine, la muse et la princesse sont des personnes de la communauté mise en avant par l'école et qui défile donc devant la Batteria.
  8. La Vieille Garde. Elle regroupe des danseurs de samba plus anciens, à qui on donne une position d'honneur et de beaux costumes de gala.
  9. L'interprète, aussi nommé l'entraineur (ce n'est autre que notre cher CDO des Agros). C'est lui qui pousse la chansonnasse (habitez au-dessus d'une école de samba qui répète tous les jours depuis décembre et vous verrez si ce suffixe n'est pas mérité!?) dans le micro. C'est celui qu'on entend le plus mais tous ceux qui défilent doivent chanter!


Chacun des groupes ou personnages que je viens de vous présenter fait l'objet d'un jugement. Mais plein d'autre choses aussi: la vitesse et la forme d'avancement du défilé (les différents groupes qui composent l'école doivent donnée l'impression de n'être qu'un), l'animation des gens (on n'est pas obliger de danser la samba mais il faut bouger), l'interaction entre la chanson et les participants, la vision globale de l'école, le synopsis qui présente le thème choisi pour les paroles de la samba, la samba (mélodie, paroles, richesse musicale, qualité linguistique…), les percussions (maintien de la cadence, créativité, harmonie avec le chant)… Ca en fait des choses!

Je mène l'expérience in vivo samedi prochain, le 13. Pour l'instant, comme on est la dernière école à défiler, notre Concentration est prévue à 5h du mat!! Et avec la ponctualité brésilienne, qui sait à quelle heure on va défiler... Laisser moi juste le temps de récupérer et puis promis je vous envoie mes impressions!

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Le Brésil en fêtes
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:49

Attention, Pierrot au clavier... Je vous le passe!


Notre blog (si j’ose dire…) était un peu unijambiste depuis le début, mais quelle jambe, forte, légère et gracieuse, digne d’une grande danseuse… En effet, depuis le lancement du blog, il y a far far longtemps, j’ai souvent eu l’envie d’y écrire mais jamais vraiment pris le temps !

 

A force de me faire remonter les oreilles par de nombreuses personnes, à raison d’ailleurs, il fallait bien un jour que je me lance si je tenais à la santé de mes esgourdes.

 

Par l’intermédiaire de mister Bruno, notre photographe préféré, nous avons rencontré des journalistes du magazine Grands Reportages. Ils étaient sur Belém et alentours pour réaliser un numéro spécial sur Belém do Para ! Au sein de cet article, ils prévoyaient plusieurs petits encarts thématiques. Au final, ils ont trouvé intéressant de faire quelques paragraphes sur le secteur bois et mister Bruno leur a proposé de rencontrer Seb et moi… Pas facile de parler d’un sujet si vaste en restant clair, et sans faire de raccourci erroné…

 

Si la découverte de Belém vous tente (ou sa redécouverte pour les courageux étant venus… Bravo les parents !), alors filez acheter le numéro de février du magazine Grands Reportages ! Et en totale exclusivité, vous pouvez lire ci-dessous ma petite contribution…


ArticleFiliereBoisBresil_GrandsReportages.jpg

 Cela donne des envies d’écrire, et surtout d’écrire beaucoup plus !

 

Alors, now, je vais demander à Laure comment publier cela, car même si j’ai découvert le chemin de mon clavier, il me reste à emboîter ses pas pour surfer sur le net !

Hop, je me permets une petite incursion... Parce que quand même on est devenu des vraies stars au Brésil! D'abord je prête ma voix à un programme télé, ensuite on se fait tous les 2 inviter à la radio pour enregistrer une pub pour l'alliance française et maintenant Pierrot est interviewé pa Grands Reportages... La classe!
Oh non, calmez-vous, ne vous battez pas pour les autographes quand même ; )
Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
commenter cet article
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:53
Non, non, je n'aurai pas la prétention de vous lancer un titre comme ça et de parler de moi... Ce n'est pas non plus un article sur le brésil, mais ça reste du voyage et du rêve.

C'est plutôt de mon cousin qu'il s'agit et je vous assure que sa première étoile est bien loin derrière lui! Il est pratiquement né sur des skis, en tout cas il ne les quitte pas souvent, sauf quand c'est pour enfourcher un VTT parce que marcher, manifestement, c'est vraiment pas très riche en adrénaline. Vous l'aurez compris, c'est un descendeur fou!

Depuis peu, il a rejoint le côté Xtrème de l'univers de la glisse. Il intègre l'équipe de France de skicross et il y trouve son truc! Monsieur devient champion de France, il nous détrône Pierrot et moi de notre première place longtemps incontestée de globetrotteurs, il a de quoi monter un guide mondial des stations de ski avec toutes les courses qu'il enchaine par ci par là, et voilà qu'il est INVITE aux Xgames qui se tiennent... ben en ce moment même dans le Colorado!

Et la grande nouvelle est tombée hier: il a été sélectionné pour les JO de Vancouver!!!! Alors même si le ski et moi on ne fait pas trop la paire, me voilà passionnée: une grande fan!

Si vous voulez en savoir plus, allez vous balader sur son site: www.sylvain-m.com. Vous verrez, c'est génial: avec sa caméra embarquée, vous vous retrouver sur des skis dans un descente de skicross, un coup de coude à votre adversaire et vous franchissez la ligne d'arrivée en première place! Comme si vous y étiez mais bien au chaud de chez vous! Allez voir et croisez les doigts pour lui!
Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Autour du monde
commenter cet article
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 20:39
Voilà un petit cadeau pour commencer l'année. Les filles me diront que c'est plutôt un cadeau pour les mecs mais c'est bien plus que ça, c'est une étape très importante de votre initiation à la culture brésilienne!

Fantasme pour eux et objectif pour elles! Si vous voyiez toutes ces nanas qui hantent les salles de sport... pour perdre des kilos? pfff, réaction typique de l'européenne. Non, pour faire gonfler leurs cuissots (à ce stade, c'est le terme approprié) et leur "boum boum": terme brésilien explosif pour désigner nos fesses, ou plutôt les réactions qu'elles inspirent?...

Bref, je vous offre aujourd'hui les Mulheres Frutas: les femmes fruits! Et laissez-moi vous présenter la plus connue et très admirée: Mulher Melanciaaaaaaa....

melancia.jpg
Alors en français, ça donne la femme pastèque, ce qui est tout de suite moins sexy, donc je vous prierais de vous mettre au portugais.

Notre chère Mulher Melancia est fière de ses 120 cm de tour de hanches. Un peu trop Bleu-Blanc-Belge à mon goût mais il parait que les hommes l'interpellent pour savoir s'ils ne pourraient pas croquer dans sa pastèque... Bouh, rien que d'y penser, j'ai la chaire de poule!

Bon, il y en a bien d'autres, avec des noms plus ou moins évocateurs: pomme, fraise, melon, papaye, betterave, jaquier... Et elles sortent d'où? Elles sont nées du phénomène du Funk brésilien, au début des années 2000. Rien à voir avec ce qu'on appelle funk chez nous, c'est ça: funk brésilien! Et comme ça se danse avec le boum boum, ces femmes aux mensurations avantageuses se sont vite faites remarquer... Quand elles dansent le funk, ça donne ça, avec un subtil séisme 9 sur l'échelle de richter centré sur leur boum boum:

melncia.jpg
Vraiment "gostoooooso" comme ils disent ici avec une voix de lover. Au plus c'est rond et au plus ça borde, au plus ils adorent! Inutile de vous dire que nous, les françaises, on n'a pas trop de succès ici. Un jeune brésilien m'avait bien expliqué qu'on avait beau être jolies, on n'était pas franchement "appétissantes". Eux qui se régalent de beignets gras et de riz-flageolets, rien d'étonnant!

Par contre, je mets en garde ces messieurs très intrigués par le phénomène Mulheres Frutas, par pur intérêt de la culture brésilienne bien sûr, il faut se méfier de certains fruits qui ont une belle apparence mais vous réserve une drôle de surprise à l'intérieur...

Ainsi, notre funky salade de fruits brésilienne a accueilli depuis peu la Mulher Banana, Paulo pour les intimes!

0--14867731-GDV-00.jpg
Je crois que je ne regarderai plus jamais mes fruits de la même façon!...

Repost 0
Published by Laure & Pierre - dans Trucs & anecdotes
commenter cet article