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Le Brésil, c'est fini pour nous...

Une décision soudaine et qui ne nous apparenait pas mais qu'on a dû suivre. Bref, on est de retour sur Montpellier, content de nous rapprocher de nos familles et amis, mais avec un petit goût d'inachevé quand on pense à notre aventure brésilienne et une affection certaine pour ce pays. Une chose est sûre, on y retournera!

Au rythme de Belem...

The WeatherPixie

Carrière de petite voix!

Me voilà maintenant star de la télé belémoise, enfin... ma voix et mon charmoso accent français!!
Je vous laisse découvrir França.pa (à chercher dans le volet déroulant "CATEGORIAS")
Eh, y a même certaines paires d'oreilles qui me reconnaissent!...

Cocktail de fruits, joli joli!

Bien aidés par la diversité et l'exotisme des fruits ici, on a testé plusieurs combinaisons dont on vous souffle la composition...
  • mangue pomme kiwi
  • pastèque menthe
  • ananas menthe
  • ananas basilic
  • mangue passion
  • mangue ananas
  • banane orange passion
  • banane pomme passion
  • banane kiwi
  • mangue coco passion
N'oubliez pas les glaçons! Et qu'est-ce qu'on dit? Merci les Agros!!

Tu cherches quoi?

Bem-vindos e boa viagem!

On rempile pour l'Amérique du Sud, mais dans un autre pays qui, pour défier nos bosses bien roulées de globetrotteurs, fait exception au monopole de l'espagnol dans la région! Donc nouvelle langue, mais aussi nouvelle culture: un sacré patchwork avec, il paraît, des pièces portant des couleurs bien de chez nous... On reste aussi collé à la chaleur tropicale, mais que l'on expérimente cette fois au cœur des tropiques, juste sous l'équateur. Et puis on s'était déjà échoué sur un territoire de plus de 4000 km de long, mais cette nouvelle histoire se corse là encore: il faut remettre autant de km dans la largeur! Bref, le brésil annonce beaucoup d'inconnu et un peu de familier, mais de toute façon un cocktail inédit, et dieu sait si les cocktails brésiliens sont réputés!...

Une grande nouveauté tout de même: on s'est déjà envolé pour quelques temps mais jamais sans date de retour! Quel sentiment étrange de partir sans savoir combien de temps, sans connaître le prochain retour... et c'est une précieuse consolation que de découvrir vos réactions enthousiasmées quand résonne le nom du Brésil! Voyager pour nous n'a jamais rimer avec s'éloigner, d'où l'envie presque immédiate de rentrer, d'où le désir de vous accueillir, d'où le besoin de vous avoir toujours d'une certaine façon avec nous, d'où ce blog!

Voici toute notre amitié dans les rouages du net pour vous amuser, vous intriguer, vous balader, vous allécher, ou encore vous étonner! On compte sur vous pour nous faire partager aussi vos réactions, vos vies et vos envies...

 

Incroyable mais vrai, ce blog reprend du service! C'est qu'il nous a fallu un moment pour nous remettre de nos intenses vacances en France… tant de temps et de bons moments passés là-bas que le retour sur Belém nous a quelque peu bousculé de notre petit nuage haut perché! Mais devant un mois d'octobre bien rempli et suite aux nombreuses réclamations que notre "Service Client - Fidèles Lecteurs" a reçues, je ne pouvais plus m'entêter dans cette solidarité farfelue aux grèves pour la retraite sachant qu'en plus je n'ai toujours pas vraiment commencé à cotiser pour la mienne… Au boulot!

 

En parlant de ça tien, de boulot je veux dire, je sais que c'est un thème que l'on n'a pas souvent abordé dans ce blog et loin de moi l'idée de chambouler les habitudes de mes lecteurs mais laissez moi faire juste un petit aparté parce que moi j'ai chamboulé mes habitudes brésiliennes! Enfin, vu l'ampleur du changement, il serait plus juste de dire que j'ai maigrement (mais surement) ébranlé mon quotidien de chômeuse expatriée… J'ai d'abord passé 2 mois chez FRM comme responsable communication (ça en jette non?), assise à un bureau tout à côté de celui de mon tendre époux, mais seulement à quart temps: question de santé conjugale!? C'est un début en tout cas, un élan qui a entrainé mon profil d'active monotonement inactif dans de fous rebondissements professionnels et c'est ainsi que me voilà prof de français au moins jusqu'à fin décembre! Un simple cours de conversation qui ne demande pas de talents pédagogiques particuliers mais juste une certaine capacité de résistance et de lucidité le samedi matin tout entier, à partir de 8h30… Et j'ai même poussé ma révolution professionnelle jusqu'à faire des heures sup comme surveillante d'examens!

 

Non, vraiment rien ne va plus à Belém, non seulement je travaille (un peu) mais j'ai même le droit de rester maintenant! Et oui, privilège de cette bague au doigt qui a ôté la corde de mon cou de fausse touriste à rallonge: j'ai maintenant un visa d'accompagnatrice! Oh, ce n'est pas aussi joli que ça en a l'air… disons plutôt que ça sent le machisme latino à plein nez: en bonne épouse, j'ai le droit de suivre mon mari, de rester au Brésil autant de temps que lui mais en aucun cas de travailler!!! Et dire que ces hommes là ont élus une femme à la présidence!?

 

Les élections, parlons-en! Ca a été le seul point noir de notre mois d'octobre. Une campagne interminablement insupportable, dont la scène principale était notre avenue, et avec une évolution crescendo exponentielle non pas de leurs arguments mais bien du volume sonore de leur propagande! Au fur et à mesure, toujours plus de camions sons, toujours plus de rengaines stridentes et toujours plus fort. Même avec les boules quies et bravant la chaleur de notre appart toutes fenêtres et portes fermées, impossible à ignorer: à croire qu'on nous avait greffé un mégaphone au dessus de la tête. Du conditionnement tout en finesse, du martèlement oui! Ici, les campagnes coutent cher en décibels et en promotion sur le pack de bières!...

 

A part ça, le mois d'octobre a été un régal. Une ouverture sous les feux des projecteurs du magnifique Teatro da Paz, qui accueillait la première édition de la Biennale de Danse d'Amazonie. Et j'y étais! Et sur scène! D'abord dans une version contemporaine de Carmen: très sympa mais un peu répétitif et un peu bâclé par moments. Faut dire que le chorégraphe était tellement bien organisé qu'il s'est retrouvé à devoir créer la dernière moitié du ballet en une seule petite semaine…


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Ensuite, avec tout un groupe de nanas, on s'est concocté un beau tango tout en sensualité, une merveille qu'on espère bien redanser à une autre occasion.


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En attendant, prochaine étape de ma carrière de danseuse: le spectacle de fin d'année de l'école de danse. C'est un grand classique du répertoire du ballet qui a été choisi, La Belle au Bois Dormant. J'ai déjà connu plus intéressant à danser qu'un ballet classique mais je me suis trouvé un bon défi: remonter sur pointes! Mes orteils vous en diront des nouvelles…

 

Pendant ce temps là, mon fragile petit mari a fini de soigner son péroné. Le voilà comme neuf alors fini les massages et autres traitements de faveur, mais pour combien de temps? Aussitôt réparé, aussitôt inspiré pour de nouvelles tentatives casse-cou. Et tout est bon pour se faire dorloter… L'autre jour, alors qu'il se rasait, pris d'une subite envie d'éternuer, il s'est raidi pour ne pas, d'un mouvement brusque et incontrôlé, risquer d'entailler sa petite joue. Résultat, il m'est arrivé tout malheureux de son mauvais torticolis. Et hop, quelques séances de massage maison: gagné! Dernière trouvaille, les sorties kart du samedi, organisées tous les 15 jours par notre voisin. Pour l'instant, cette option casse-pipe n'a pas encore porté ses fruits, mais ça ne saurait tarder vu les gros moyens que déploie mon acrobate… L'autre jour, il a carrément foncé droit dans un mur, dérapant à toute berzingue, après que son pied soit resté coincé sur la pédale de frein en plein virage! Ah la la, je vous jure…

 

Octobre, ça a été aussi et surtout la visite de mon petit frère, le grand chevelu qui avait soi-disant coupé ses frisettes avant de venir mais arborait encore une tignasse toute tropicale de luxuriance! On a visité Belém bien sûr, et à la période la plus impressionnante puisqu'il est arrivé en plein boom du Cirio. Même s'il a bien voulu reconnaître que les anciennes maisons de maître portugaises décrépites avaient un potentiel certain, autant que les rives non aménagées du fleuve, il a été un peu oppressé par la taille et le bruit de cette ville. Mais on avait tout prévu! On l'a extirpé de cette folie urbaine, direction 2 îles de la région: Algodoal, qu'on avait fait qu'une seule fois et vite au tout début de notre vie brésilienne, et Marajo, qu'on commence à bien connaître mais qui nous enchante toujours autant! (les photos sont dans l'album "Greg à Belém")

 

On avait quand même fait un bon deal avec mon frangin: en échange de l'accueil et de bons moments au brésil, quelques gourmandises espagnoles. Et il ne nous a pas roulé, ni sur la qualité, ni sur la quantité de sa marchandise!! Je crois qu'avec ça on devrait pouvoir tenir le coup jusqu'à noël… ouf!

Par Laure & Pierre - Publié dans : La vie de Belém
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 13:49

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Pierre passe beaucoup de temps en ce moment en missions à l'extérieur de Belém, mais voyons le bon côté des choses: il accumule plein de points sur la TAM (la compagnie brésilienne)! Du coup j'en ai profité pour le rejoindre à Manaus, quelques 2000 km en amont de l'Amazone, pour un week-end prolongé à la découverte de cette autre capitale amazonienne…

 

J'ai vite compris que Belém et Manaus se ressemblaient beaucoup, à commencer par le climat! Etape préliminaire à ma journée de visite de la ville: achat d'un parapluie qui n'aura pas chômé de toute la journée du jeudi!!

 

Comme Belém, Manaus a connu un boum faramineux et prestigieux grâce au caoutchouc. Au début des années 1900, ces deux villes se disputaient les célébrités européennes, volaient la vedette à Rio et Sao Paulo, envoyaient le linge sale des barons du caoutchouc se laver de l'autre côté de l'Atlantique et voyaient de magnifiques maisons coloniales se construire dans les matériaux les plus nobles et encore une fois européens! Elles connaitront aussi toute les deux une fin brutale et tragique peu de temps après, quand le caoutchouc sera implanté en Asie, mais elles cachent encore quelques vestiges de cette belle époque…

 

Le mot "cacher" est particulièrement approprié vu le nombre de "camelote" (c'est le terme brésilien pour désigner ces stands de rue qui ne vendent que de la camelote justement!) qui envahissent presque tous les trottoirs de la ville… Si bien installés qu'ils laissent même leur marchandise sur place en permanence!

 

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Manaus aussi a un grand marché de l'époque mais qui a beaucoup plus souffert que celui de Belém. On ne devine plus que la structure noyée au milieu des vendeurs qui ont dû s'installer à l'extérieur. On y retrouve les herbes et les épices typiques de l'Amazone, comme le fameux jambu qui titille les papilles et fait frémir de plaisir les moustaches de JP! Et puis j'ai adoré la grande allée de la confrontation où bouchers et poissonniers se font face.

 

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Le port de passagers est impressionnant aussi. Impossible de faire Manaus-Belém par la route; reste l'avion (2h) ou le bateau (5jours!). Ici, le bateau reste un des grands moyens de transport entre de nombreuses villes de la région alors c'est un vrai micmac de bateaux à quais et un grouillement permanent.

 

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Manaus est surtout très connue pour son splendide théâtre, là encore de la même époque que mon Teatro da Paz! Ici, c'est le Teatro Amazonas, construit en 1896, avec sa superbe coupole-drapeau. La salle de spectacle est plus petite et plus ronde que celle du Teatro da Paz, ce qui donne un effet douillet d'intimité, et les peintures au plafond renvoie le public sous les pieds de la Tour Eiffel! Et puis il y a aussi une superbe salle de bal pour les entractes…

 

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Juste devant le théâtre, une très jolie place avec de petites maisons coloniales et un dallage qui fait drôlement penser aux célèbres vagues de la promenade de bord de mer de Copacabana. Et bien figurez-vous que ce sont les carioca qui ont piqué l'idée aux amazoniens!

 

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Le samedi, fini les rendez-vous de boulot pour mon chéri alors je l'emmène pour une journée sur le fleuve. On a encore bien du mal à se faire à sa largeur… Toujours aussi surprenant de croiser de gros bateaux porte-conteneurs ou autres, et surtout de voir comme ils font ridicules sur cette Amazone. Et encore, imaginez, nous sommes à plus de 2000 km de son embouchure!

 

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Un arrêt à la station service flottante et un autre au marché spécial bateaux.

 

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Nous voilà au niveau de la rencontre des eaux: Manaus est sur le Rio Negro, quelques km au dessus du Rio Solimões, qui n'est autre que la partie amont de l'Amazone. Sa couleur gadoue le trahit! Impossible de confondre les 2 fleuves, la différence est trop marquée. Et à la rencontre, on croirait des nuages de lait dans le café!

 

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On quitte le Rio Negro, trop acide pour plaire à la faune locale, et on s'enfonce un peu sur le Solimões bordé de maisons en bois flottantes. Deux jeunes sur une pirogue nous font signe. On s'approche et ils nous tendent leurs trouvailles du jour… Je laisse Pierre sympathiser avec le cobra et le fils de notre guide avec le bébé croco, pendant que moi je me dévoue pour dompter le féroce et imprévisible bébé paresseux!!! Un amour! Tellement calme, impossible de savoir s'il était un tantinet stressé par cette rencontre…

 

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Je me suis brisée le cœur au moment de me séparer de cette petite boule de poils mais je me voyais mal expliquer à l'aéroport que ce n'était pas du trafic d'animaux sauvages mais juste un coup de foudre… Bref, on a continué notre périple, à l'affut d'autres curiosités et ça ne manque pas! En plus tout est démesuré ici, que ce soit au niveau taille ou au niveau couleurs: martin pêcheur, pic, iguane, arbre barboteur, nénufars (Victoria Regia), sauterelle. Imaginez seulement qu'en période de hautes eaux le niveau monte encore de 3-4 mètres! On voyait la marque sur les troncs, impressionnant!

 

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On s'est essayé à la pêche au piranha mais il nous a manqué de sang frais: la mère de notre guide avait fait mariné notre poisson-appât dans le citron! Finalement, notre plus belle prise sera ce poisson fou qui sautera directement dans la pirogue…

 

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Retour sur Manaus au coucher du soleil.

 

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L'Amazone n'est pas très différente entre Manaus et Belém: même immensité, même ambiance, même animaux. Mais c'est toujours avec autant d'émotion que l'on découvre ce spectacle sauvage et envoutant. Une pure merveille!

Par Laure & Pierre - Publié dans : Escapades brésiliennes
Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 19:22

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D'abord on a eu de la visite, ensuite on a eu des vacances et puis on a connu un autre coin du Brésil: c'est trop... c'est trop trop bon!

 

Je vous ai concocté un petit album photo pour vous raconter notre périple en images et commentaires.

 

Les vacances sont déjà finies et Claire et Simon repartis. On leur aurait bien proposé de rester avec nous mais vu le rythme épicurien sur lequel on s'est balladé tous les 4, il vallait mieux faire une petite pause... pour pouvoir mieux recommencer au mois de juin!

 

Obrigadão (c'est un très gros obrigada) pour votre passage!

A très vite les amis...

Par Laure & Pierre - Publié dans : Escapades brésiliennes
Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 16:16

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