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Le Brésil, c'est fini pour nous...

Une décision soudaine et qui ne nous apparenait pas mais qu'on a dû suivre. Bref, on est de retour sur Montpellier, content de nous rapprocher de nos familles et amis, mais avec un petit goût d'inachevé quand on pense à notre aventure brésilienne et une affection certaine pour ce pays. Une chose est sûre, on y retournera!

Tu Cherches Quoi?

Au rythme de Belem...

The WeatherPixie

Carrière de petite voix!

Me voilà maintenant star de la télé belémoise, enfin... ma voix et mon charmoso accent français!!
Je vous laisse découvrir França.pa (à chercher dans le volet déroulant "CATEGORIAS")
Eh, y a même certaines paires d'oreilles qui me reconnaissent!...

Cocktail de fruits, joli joli!

Bien aidés par la diversité et l'exotisme des fruits ici, on a testé plusieurs combinaisons dont on vous souffle la composition...
  • mangue pomme kiwi
  • pastèque menthe
  • ananas menthe
  • ananas basilic
  • mangue passion
  • mangue ananas
  • banane orange passion
  • banane pomme passion
  • banane kiwi
  • mangue coco passion
N'oubliez pas les glaçons! Et qu'est-ce qu'on dit? Merci les Agros!!

Bem-vindos e boa viagem!

On rempile pour l'Amérique du Sud, mais dans un autre pays qui, pour défier nos bosses bien roulées de globetrotteurs, fait exception au monopole de l'espagnol dans la région! Donc nouvelle langue, mais aussi nouvelle culture: un sacré patchwork avec, il paraît, des pièces portant des couleurs bien de chez nous... On reste aussi collé à la chaleur tropicale, mais que l'on expérimente cette fois au cœur des tropiques, juste sous l'équateur. Et puis on s'était déjà échoué sur un territoire de plus de 4000 km de long, mais cette nouvelle histoire se corse là encore: il faut remettre autant de km dans la largeur! Bref, le brésil annonce beaucoup d'inconnu et un peu de familier, mais de toute façon un cocktail inédit, et dieu sait si les cocktails brésiliens sont réputés!...

Une grande nouveauté tout de même: on s'est déjà envolé pour quelques temps mais jamais sans date de retour! Quel sentiment étrange de partir sans savoir combien de temps, sans connaître le prochain retour... et c'est une précieuse consolation que de découvrir vos réactions enthousiasmées quand résonne le nom du Brésil! Voyager pour nous n'a jamais rimer avec s'éloigner, d'où l'envie presque immédiate de rentrer, d'où le désir de vous accueillir, d'où le besoin de vous avoir toujours d'une certaine façon avec nous, d'où ce blog!

Voici toute notre amitié dans les rouages du net pour vous amuser, vous intriguer, vous balader, vous allécher, ou encore vous étonner! On compte sur vous pour nous faire partager aussi vos réactions, vos vies et vos envies...

 

2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 15:52

Pour une fois, je ne vous saoulerais pas avec de longs récits! Je vous propose un article tout en images (ou presque...) pour découvrir les têtes qui nous entourent ici: un beau mélange franco-brésilien. A travers ces quelques photos, vous constaterez qu'on a trouvé encore une fois une belle troupe de zouaves!...


Commençons par les plus anciennes de nos connaissances. Enfin, il serait plus exact de dire "des connaissances de Pierre Dhorne", qui l'on si gentillement diverti avant que je le rejoigne... Comment? cette dénomination "Pierre Dhorne" traduirait-elle un peu de jalouse crispation? J'avoue que ça m'a plusieurs fois démanger de coler leurs belles petites frimousses sur un jeu de fléchettes, mais plus besoin: maintennat, c'est moi qui aie le dessus!


(Haretha, Hariella, moi!, Hariane et Henriette:
cherchez l'intrus dans tous ces H...)


Ensuite, nous avons le gang des coupeurs de bois! Avant ou maintenant, ils y ont tous mis la patte pendant un moment. Je vous présente dans l'ordre: Carl (le ying: un hollandais qui vend du bois pour une boîte française), Arlei (le seul brésilien et le collègue de Pedrou o Fifom, vous vous souvenez de ce personnage j'espère!), Yann (qui a préféré aux troncs d'arbre les petites baguettes en bois qu'il distribue dans ces restos de sushi), Pedrou (tantôt très vert, tantôt très tronçonneuse, selon ses interlocuteurs... c'est le début de la fièvre du commercial, non?), Seb (le yang: un français qui vend du bois pour une boîte hollandaise!) et David (commercial intrépide qui ne vend pas du bois, non non: il vend des maisons en bois!).



Et voilà leurs petites femmes: Ani (une perle brésilienne, un sourire sur pattes, de la bonne humeur à revendre, mère des 2 petites chipies de David), Bia (brésilienne aussi, mariée à Carl) et Angela (la femme d'Arlei, la féminité de FRM Brasil, une brésilienne déguisée en guyanaise!).



Yann, le martiniquais de la bande, a même découvert qu'il avait un sosie brésilien: Roberto, mon cher prof de portugais...



Ce mélange de gens donne une belle brochette de joyeux lurons, généreusement arrosée de rires et de délires, et souvent généreusement arrosée tout court d'ailleurs... dont voilà un petit aperçu!



Et dans tout ça, avec Pierrot, on reste égal à nous-mêmes...



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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 23:27

Cette espèce de brésilien n'est pas farouche, ici elle n'est pas rare non plus mais, pour nous, elle est assez intrigante et même un peu absurde. Le brésilien en week-end à la plage est sédentaire, presque complètement enraciné à la chaise de sa paillote. Le brésilien en week-end à la plage a faim et soif, il doit même avoir très faim et très soif parce qu'il ne fait que se rassasier et s'étancher toute la journée. D'ailleurs, le brésilien en week-end à la plage est très organisé: il se déplace avec sa glacière taille régiment, remplie de packs de bière ou de bouteilles de vodka. Le brésilien en week-end à la plage est là pour ne pas se fatiguer, n'aime pas transpirer et sait que le soleil est dangereux pour la peau; alors il ne pratique aucune activité physique ou cérébrale, sur le sable ou sur sa chaise: ni foot, ni raquette de plage, ni livre, ni jeux de société... Le brésilien en week-end à la plage est venu pour voir la mer, alors quand celle-ci se retire, le brésilien en week-end à la plage fait déplacer sa table et sa paillote pour suivre la marée! Tout un poème ce brésilien en week-end à la plage, une belle caricature que je vous offre!...

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Published by Laure & Pierre - dans Trucs & anecdotes
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 19:31

Dans la série "à la découverte des plages du Para", voilà la Ilha de Algodoal que nous avons testé le week-end dernier, de nouveau grâce à mon Roberto. Dure la vie n'est-ce pas!? Ouais, je sais, mais on prend des risques quand même, attendez voir...



Aujourd'hui je vous propose une recette bien particulière: la recette détonante des routes du Para. Prenez nos nationales 1x1 voie sans éclairage public; remplacez les platanes par des piétons et des cyclistes sans lumière, présents à toute heure du jour et de la nuit (comme les platanes!); parsemez la route de dos d'âne dignes de l'Everest et de préférence non signalés ou signalés au pied même de la bosse (ici un dos d'âne se dit lombada. Je sais pas s'il y a un rapport mais quand on passe une bosse ça rappelle curieusement le mouvement de la lambada, non?); choisissez des conducteurs nerveux à point qui ne tiennent pas leur file mais gueulent à tous les autres de sortir du milieu car eux n'ont pas la moindre intention de revoir leur position; et sublimez le tout avec des vitres de voiture teintées tellement sombre que la nuit tombe plus tôt pour les passagers que pour le monde extérieur! Le tour est joué, vous avez là un échantillon des seules routes qui permettent de traverser la Para et des énergumènes qu'on y croise. Vous comprenez maintenant pourquoi 180km prennent presque 3h. On y va quand même?




L'île d'Algodoal n'est pas bien grande, une petite vingtaine de km², à peine plus que l'île de Groix! Mais sa grande particularité, c'est que les voitures, comme d'ailleurs toute sorte de véhicule à moteur, n'y sont jamais arrivées conservant ainsi le calme de l'île (le calme est au brésil surement bien plus précieux que l'or tellement il est exceptionnellement rare). Petite rectification, en fait il y a bien eu des moteurs, ceux des groupes électrogènes nécessaires pour prolonger le jour qui se couche très tôt. Autant dire qu'il ne restait alors pas grande chose de la sérénité de l'île... mais aujourd'hui, si les voitures sont encore interdites sur cette île qui est devenue une aire de protection environnementale, l'électricité elle a réussi à se frayer un chemin! Et le silence fut!




Après quelques manœuvres plus que maladroites dans le port de Maruda et 40 minutes de traversée, notre bateau s'apprête à accoster (il serait plus juste de dire: à s'échouer sur le sable!) alors que des charrettes s'agglutinent sur la plage, attirées par l'odeur de touristes frais! Les chevaux ne sont pas bien grands et plutôt maigres, mais ces carrioles colorées sont les seuls moyens de transport public ici, et j'avoue que c'est un des ingrédients majeurs du charme de l'île. Autrement plus accueillant que leurs totems!



Nous, c'est simplement avec nos petons qu'on a rejoint la Praia da Princessa, la plus célèbre. Derrière quelques dunes, on découvre ses km de long de sable presque aussi blanc et fin que de la farine. A notre arrivée, la largeur de la plage était aussi assez impressionnante, alors que dire 2h après quand on a dû aller chercher l'eau 2 fois plus loin! Mais, à part pour ses charrettes et ses bourricots, Algodoal n'aura pas fait chavirer nos cœurs comme Mosqueiro. D'abord l'eau est salée: c'est l'Atlantic qui pique et qui pègue. Ensuite, au lieu d'être à l'ombre des palmiers, nous étions à l'ombre des paillotes de restaurants piqués en enfilade sur la plage.



Le meilleur moment de la journée aura été en fait nos concours internationaux (2 français et 1 brésilien) de Uno dans un petit troquet en sirotant des noix de coco bien glacées. Pierre aura remporté 2 fois le trophée de la Coco d'or et moi une fois! Je n'ai pas trop insisté sur le moment de peur de froisser Roberto mais il me semble que ça fait encore 3-0 pour la France face au Brésil!...



Et le pire moment... c'était juste après! Quand on a décidé de retraverser pour rejoindre Maruda, la maison qu'on nous y avait prêtée et Frida, la chienne de Roberto, qu'on avait laissé à un gardien qui a peur des chiens! On est arrivé à la plage-embarcadère juste quand le bateau de 17h levait l'encre, mais pas de problème: la serveuse de coco nous a assuré qu'il y avait des bateaux tout le temps, même la nuit. Le bateau suivant n'est arrivé qu'à 19h00 et a refusé catégoriquement de retourner à Maruda, nous assurant lui aussi que d'autres bateau arrivaient et repartiraient. Un marin a voulu profiter de notre exaspération et nous a proposé de nous faire traverser pour 80 reais alors que l'aller nous en avait couté 5 chacun! La nuit était tombée à 18h et nous on attendait, on attendait, sans un petit bar pour s'installer et de plus en plus persuadés qu'on attendait pour rien vu que toutes les carrioles rangées annonçaient la fin des arrivées de touristes. 20h, un chauffeur de charrette a fini par nous prendre en pitié et a appuyé notre négociation auprès d'un nouveau bateau finalement arrivé pour 40 reais. Merci merci!! Ah la la, combien de fois Arlei nous a répété de ne jamais au grand jamais faire confiance à un brésilien?!?


Bref, ce week-end a aussi été celui de mes premières nuits en extérieur en hamac. Bien confortablement installée dans un hamac 2 places, sous la moustiquaire, à la lueur de la pleine lune avec le doux bruit des vagues et du vent dans les feuilles de palmier: un régal! La seule chose à revoir de ces hamacs 2 places, c'est qu'en fait ils ne sont pas du tout faits pour dormir à 2!...

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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 13:13
Je n'ai pas de grande théorie mais juste le fruit de mes observations, des résultats empiriques pour vous élaborer une hypothèse sociobiologique...

La question de départ: pourquoi tant de langueur entre les tropiques? Cela se retrouve chez tous les peuples des différentes terres à ces latitudes, quel que soit le continent. Mélanésiens, Laotiens, Africains du centre, Guyanais... et Brésiliens du nord! La même flemme, la même facilité à profiter du moment présent (un point au moins dont nous ferions bien de nous inspirer!), la même créativité dans le comment-en-faire-le-moins-possible, la même absence de temps et de soucis avec les formules qui vont avec (pas de problème mon frère, bo pen nyang, 'sta chegando), la même capacité à tuer le temps sans rien faire... Bon sang mais pourquoi??? Oh là!... je sens déjà que votre tempérament d'hommes des zones tempérées vous rattrape. Du calme, j'y viens...

Alors, j'ai une petite idée à vous soumettre. Ca m'est venu après qu'on ait acheté un jasmin et qu'on l'ait installé sur notre balcon pour le faire grimper aux barreaux... La pauvre plante: en plein cagnard et en plein vent! Mais malgré tout, ses 2 tiges principales prennent 10 à 15 cm par jour!!! A ce rythme là, comment voulez-vous que les gens soient dynamiques??

Je m'explique... Reprenons une théorie bien connue: "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Et bien, avec l'énergie de Dame Nature c'est pareil, tout simplement! Dans nos grandes villes où il ne suffit jamais de 24 h pour une journée, les gens pompent tant d'énergie que les petites plantouses n'ont que les miettes pour tenter de grandir un peu. Ici, c'est l'inverse! Les plantes ont profité que l'homme se cramait au soleil pour lui proposer un deal: un bon coin d'ombre contre une bonne dose d'énergie. Et le tour est joué: des gens flemmards entourés par une végétation luxuriante!

Je vais peut-être lancer un nouveau mouvement écologique tiens... mon slogan sera "pour une planète plus verte, levez le pied!" Qui adhère?
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 11:36

Pays-continent?


Juste quelques chiffres pour essayer d'imaginer l'ampleur de ce pays...


Brésil = 8 514 205 km² = 16 x France = 279 x Belgique


C'est le 5ème pays au monde en terme de superficie. Le Brésil partage ses frontières avec 10 pays. Des pays d'Amérique du Sud, il n'y a que le Chili et l'Équateur qui ne sont pas nos voisins.



Découpage


Les 27 Etats sont regroupés en 5 grandes régions:



1) Centre-ouest: région peu peuplée, comprenant Brasilia, et caractérisée par une activité agricole en expansion causant une importante déforestation.


2) Nordeste: région connue pour son architecture coloniale et son âge d'or au 17ème siècle avec la canne à sucre, mais aujourd'hui emprises à d'importantes difficultés socio-économiques.


3) Nord (c'est là qu'on est allé se perdre!): densité humaine ridicule comparée à la densité d'arbres d'où villes souvent inconnues du reste du Bréil...


4) Sudeste: région la plus urbanisée et la plus industrialisée du Brésil, avec Rio de Janeiro, Belo Horizonte et São Paulo.


5) Sud: région marquée dans sa culture par l'immigration européenne, notamment allemande et italienne



Politique


Par son gigantisme, le Brésil est une des plus vastes démocraties du monde. Indépendant et proclamé république fédérale depuis 1889, le Brésil échappe à la démocratie de 1964 à 1985, longue période de dictature militaire.


Le célèbre Lula (drôle de surnom qui le compare à un calamar!), élu en 2002, est le premier président de gauche et premier issu de la classe ouvrière. Il a été réélu en 2006 pour son 2ème et dernier mandat, à moins que d'ici il n'arrive à modifier la constitution...



Drapeau


Le drapeau du Brésil est un savant mélange d'histoire, de symbole, d'idéologie et de science. Il est né en 1889, très précisément le 15 novembre, jour de l'indépendance du Brésil. Ce détail aura son importance vous verrez...



La recette? Un fond vert pour la richesse des forêts brésiliennes et l'étendue de l'Amazonie, un diamant jaune pour les vastes ressources minières et le mythe de l'Eldorado, une touche de bleu pour la beauté du ciel, et 27 étoiles saupoudrées pour les Etats du pays. Version beaucoup moins poétique: les couleurs seraient en fait celles des maisons royales des Bragança et des Habsbourg, auxquelles appartenaient Pedro I et sa femme Léopoldine, proclameurs de l'indépendance.


Aucun hasard dans la disposition des étoiles, mais la volonté d'immortaliser ce grand jour de l'indépendance en reproduisant dans la sphère bleue de la voute céleste de Rio de Janeiro les constellations de ce 15 novembre 1889.


Quant à la devise "Ordem e Progresso", elle s'inspire du philosophe français Auguste Compte qui soutenait "l'amour pour principe, l'ordre pour base et le progrès pour but". Après les Belges pour qui "l'union fait la force", les Français qui invoquent l'égalité et la fraternité, les Brésiliens et leur ordre ne font pas exception aux devises bien difficiles à croire face à la réalité du pays...



Population


Le Brésil est aussi au 5ème rang mondial pour la population, avec ces 183 987 292 d'habitants (les 2 c'est Pierrot et moi!!). Les côtes sud et sud-est concentrent 75% de la population.


Le pays est connu pour sa population multiraciale et largement métissée (à 40%). 44% portent sur leur peau la trace de leurs ancêtres esclaves africains, 6 millions sont d'origine libanaise, 1,6 million de personnes sont d'origine japonaise constituant la plus grande communauté japonaise hors Japon, 15% de la population brésilienne est d'origine italienne, 5 à 18 millions (plutôt vague) de Brésiliens sont d'origine allemande, et près de 190 000 personnes sont de confession juive faisant ainsi du Brésil le huitième foyer diasporique juif. Un bouillon de culture bien complexe auquel il faut encore ajouter les 350 000 indiens d'Amazonie (maigres survivants des quelques millions qui vivaient là au moment de l'arrivé des européens au 16ème siècle...).


Par contre, ses proportions sont très différentes au niveau du monde de la politique, des médias et des affaires, où les blancs sont surreprésentés.



Economie


Le Brésil fait partie de la dizaine de pays dans le peloton de tête des économies mondiales. Quelques repères de ses palmarès pour 2003: parmi les premiers producteur d'acier, 8ème constructeur automobile, 5ème constructeur aéronautique, 1er en potentiel hydroélectrique, 1er producteur de minerai de fer, 6ème pour l'aluminium, 4ème pour l'étain et parmi les plus grands pour l'or et le manganèse, 1er exportateur de café, 1er producteur de sucre et de jus d'orange, 2ème producteur de viande et de soja, 4ème pour les céréales et 5ème pour le cacao.


Pas mal, non? Mais malgré ça, le Brésil qui est le pays le plus industrialisé des pays en voix de développement compte 40% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté et 7 à 8 millions d'enfants vivant ou travaillant dans la rue. C'est un des pays avec les plus vastes écarts riches-pauvres du monde, une performance bien moins noble que les autres....

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Published by Laure & Pierre - dans Quelques repères
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:58

Dimanche dernier, petite escapade baignade guidée par Roberto, mon prof de portugais: un sacré petit bout de brésilien, toujours survolté, grand bavard, instit de profession mais musicien dans l'âme, batteur certains soirs et musicien tout au long de la journée: je découvre le sens de certains mots au son de chansons qu'il m'interprète a capella en jouant de la guitare sur son bras! Bref, je m'égare...



Il nous a donc récupéré à 7h du mat (dur pour un dimanche, surtout quand le samedi c'est attardé jusqu'à 6h du mat...) pour nous offrir une heure de virée palpitante à travers le trafic sans foi ni loi (qui requiert une bonne dose de foi en son avenir!) des grands axes de Belém, direction la Ilha de Mosqueiro.


Traversée du pont qui enjambe le filet d'eau délimitant l'île (juste un petit km et demi de long!..). Petit dej sur la place principale de Vila Mosqueiro dans un bouiboui servant la spécialité de l'île: la tapioquinha, une cousine éloignée de nos crêpes bretonnes, à base de tapioca pour un résultat plus épais et plus insipide mais kouf donc revigorant pour un lendemain de fête. Bout de route entre magnifiques baraques, îlots de forêt tropicale, jardinets exotiques et petits villages. Ca y est, on étend les serviettes à l'ombre des palmiers et on trempe nos orteils pour prendre la température: hummmmmmmm........



Quel bonheur! C'est divin! Cette Praia do Paraiso porte vraiment bien son nom: sable blanc, eau chaude à souhait, palmiers cambrés au-dessus de la plage, noix de coco fraîches à siroter, crustacés à savourer... cet endroit a effectivement tout des plages paradisiaques de nos dessins enfantins ou de nos imaginaires de vacanciers des plages nordiques et méditerranéennes. Tout sauf l'eau turquoise et limpide! Ici, la couleur est plutôt terreuse, fidèle à la couleur de sa mère, la grande Amazone, mais au moins cette plage-ci de Mosqueiro ne reçoit pas directement les égouts des restos et hôtels qui la bordent, enfin en théorie...



Devant ce paysage soumis à la marée et sans aucune terre dessinée au fond de l'horizon ,et en plein jeu pour surfer les vagues ou échapper à leur main écrasante, difficile de réaliser où l'on barbote... Paf! Une vague profite de mon inattention pour me faucher les jambes et me rouler jusqu'au bord de la plage. Je garde les yeux bien fermés le temps d'enlever le sable de mes mains pour pouvoir racler l'eau sur mes paupières, quand une vague des plus mesquines s'aplatit sur moi et s'engouffre dans gorge et narines. Déjà grimaçante, maudissant la plage, mon nez se détend et mes papilles s'étonnent: pas de sel!! Ultra doux enfant aurait dit "ne pique pas les yeux, ne rend pas poisseux"... Rien que les avantages de la mer. De quoi ragaillardir ma bonne humeur: j'y retourne et vive les vagues renversantes!!


 

Mais où donc étions-nous? Quel est cette mer d'eau douce?? Juste un petit bras du delta de l'Amazone, coincé entre la côte de Belém et l'île de Marajó (un peu plus grande que la Suisse), large de quelques 24 km! Ici, on se sent un peu comme Gulliver dans un monde de géants...



J'en profite pour faire un petit clin d'œil à Gil et Barbara, tout droit venus de ma Belgique, posés chez nous pour une étape de leur tour d'Amérique Latine: nos premiers visiteurs!!!



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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:16

Depuis que je suis arrivée à Belém, la ville est en pleine effervescence politique pour les élections municipales. Découvrir ces moments là dans un pays, c'est très intéressant, assez amusant d'énormités et de créativité, souvent déconcertant de bassesse et de similitude avec les "stratégies" de nos politiciens, et rapidement gonflant d'omniprésence et de bouffonneries bruyantes dont on ne perd pas une miette quand on habite sur une des plus larges et des plus animées artères de Belém...


Ici une campagne électorale de second tour c'est...

  • Une couleur et un numéro pour chaque candidat: restent Duciomar n°14 en jaune (préfet sortant) et Priante n°15 en bleu.
  • Des surnoms pour rendre les candidats plus sympathiques et plus proche des gens: Duciomar est plus connu comme Dudu, mignon non?
  • Des gens qui, quelles que soient leurs affinités politiques, brandissent à tous les carrefours le drapeau d'un des candidats pour quelques sous et qui papotent, jaune et bleus confondus, pour faire passer le temps.
  • Des voitures qui circulent drapeaux au vent, et baffles beuglant. Rien à voir avec les baffles de la portière ni les kits son pour le tunning: là il s'agit d'un énorme baffle type salle de concert fixé en guide de mâle de toit ou posé dans le fond du coffre laissé ouvert pour que tout le monde profitent mieux du son.



  • Des spots "publicitaires" de chaque candidat, au milieu des pubs de supermarché et de bouffe.
  • Des raisonnements tordus s'il le faut pour se montrer proche de Lula
  • Des chansons inventées pour scander la magnificence de chaque candidats ou pour vous marteler les oreilles de "vote quinze, vote quinze... vote quinze. Quinze!". Des chansons qui sortent au fur et à mesure de la campagne pour amener quelques nouveautés et explorer tous les styles musicaux: Priante vient de sortir un rap! Un régal...


  • Les clips qui vont avec, pleins de foules en délire derrière le candidat, d'embrassades candidat-enfant/candidat-vieille femme/candidat-ouvrier et j'en passe, de courses du candidat (un peu à la sauce Alerte à Malibu!!)
  • Des "Politic Parades" sur la Doca (devant chez nous!) ou sur la place de la république (pour que chaque candidat ait son espace) dont les dizaines de voitures, leurs baffles et leurs bannières, bloquent toute la circulation et cassent les oreilles de tout le quartier à 2 km à la ronde (au 9ème étage les décibels sont encore insupportables) avec leurs chansons en boucle.


  • Des interruptions de programme de 20 minutes, sur toutes les chaînes simultanément, avec un thème par jour (mais attention plusieurs interruptions par jour!), des promesses énormissimes, des flatteries, re des clips, des interviews de "supporters" passionnés, des attaques "en douce" dans le dos de l'adversaire.


Je n'ose même pas imaginer le budget de ces campagnes électorales! Tout ça pour devoir "choisir entre le mauvais et le pire", nous dit-on. Cela ne vous semblerait pas familier par hasard? Enfin, pour nous, impossible d'échapper à cette folie politique et impossible de survivre à cette période sans finir par détester les 2 candidats!


La politique, c'est juste une bonne occasion de faire la fiesta! Il parait même que dans les villages, comme le territoire est petit, les quelques candidats qui se présentent ont chacun leur jour à eux de campagne, pour lequel ils organisent un rassemblement. Et bien impossible de réaliser le moindre sondage, même le plus grossier soit-il, parce que chaque jour, pour chaque candidat, l'entièreté du village se déplace pour faire la java!


Bref, à Belém, c'est Dudu qui a été réélu. Le soir du résultat, la Doca s'est enflammée (encore en bas de chez nous, grrrrrr......) toute la nuit durant. Et puis on a retrouvé un peu de calme et les choses ont repris leur cours tranquille au fil du fleuve de la corruption.


La corruption ici, tout le monde le sait, tout le monde en parle, mais ceux qui y touchent ou qui essaient de marcher droit n'en reviennent pas...

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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 17:06

AVARICE - A pied, oubliez tous les raccourcis et restez planqués dans les zones d'ombre


COLERE - Pas de pitié pour les barmans servants des boissons à demi fraîches


ENVIE - Osez les tenues osées et limitez les vêtements, aussi bien en nombre qu'en surface couverte


GOURMANDISE - Usez et abusez de boissons fraiches, de douches, de tenues, de parfums et de courants d'air


PARESSE - Laissez s'épanouir votre flemme de marcher et offrez-vous le luxe d'un taxi climatisé et pas cher


ORGUEIL - Adoptez et revendiquez toute la langueur et la nonchalance faisant la réputation légendaire des tropiques. Valable pour le comportement et pour la marche: c'est une philosophie et un mode de vie!!


Reste la LUXURE... difficile de se prononcer! C'est sûr que la chaleur n'est pas des plus propices aux câlins langoureux et aux nuits entrelacées. Ca donne plutôt des corps étalés du mieux qu'ils peuvent dans le plus grand respect d'une des maximes de la biologie: optimiser la surface d'échange! Maaaiiis, comme on le sait si bien en français, les exceptions confirment la règle! Et puis, quand on voyage, il est important de partager la culture du pays qui nous accueil. Et le Brésil, tout le monde sait ça: c'est chaud!!

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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 16:56

Et oui, c'est le petit désagrément des longs voyages. Depuis le temps qu'on est installé à Belém (surtout Pierrot) on a bien récupéré pour se caler sur le temps brésilien. Mais c'est justement là que le casse-tête commence...


Samedi soir dernier, alors qu'on regardait la télé juste quelques minutes avant de sortir, on découvre qu'on changerait d'heure le soir même. Le hasard fait encore une fois bien les choses: on aurait eu l'air malin sinon à vivre à la traine! Ca expliquait aussi surement le fait que depuis quelques jours nos ordinateurs changeaient d'heure intempestivement...


Bien, le dimanche, nous voilà donc debout à 9h30 nouvelle heure, soit 8h30 ancienne heure, pas mécontents au fond de n'avoir plus que 4h de décalage avec notre douce France. Reste plus qu'à ce que vous changiez d'heure aussi (d'ailleurs ne vous faites pas avoir, c'est bientôt!) pour ne vivre qu'avec 3 petites heures d'écart. Vachement plus facile pour les papotages skype!! Bref, on a fini la journée un peu fatigués de s'être levés si tôt pour un dimanche, en ayant en plus dormi une heure de moins, mais heureusement qu'on l'a su parce que le lundi matin tôt, Pedrou o Senhor Fifom (ah, faut savoir s'exporter!) avait un rendez-vous...


Le lundi donc, Pedrou passe au bureau récupérer des documents et attend son collègue, Arlei, qui doit passer le prendre. Pedrou regarde l'heure défiler, commence à tourner en rond et s'étonne de voir Arlei tomber dans les mauvaises habitudes de ses compatriotes toujours en retard... pour le boulot, et pour un rdv avec un français en plus! N'en pouvant plus, Pedrou se décide à appeler Arlei:

"Hein! encore chez toi... quoi!? Tout juste réveillé!!! Mais Arlei, on avait rdv à 8h30 et là on a déjà un quart d'heure de retard..."

Pedrou pour lui-même: putain de bordel de cul de pompe à merde! Et oui, dans ces moments là, Pedrou n'a pas encore le dessus sur Pierrot (Julie, désolée pour tous ces gros mots, tu règleras tes comptes avec ton frère...) Ne vous déconcentrez pas, je reprends mon histoire...

"Comment ça faudrait que je me relaxe... mais non il n'est pas... t'es sûr?? J'y crois pas... Bon, à tout à l'heure"


Empli de doutes, Pedrou observe par la fenêtre les rues trop calmes. Il descend interroger le portier de l'immeuble et puis deux autres personnes. Ils sont formels... Puxa (c'est une sorte de "putain", en un peu moins grossier, que Pedrou a très vite adopté et qui plait beaucoup à Pierrot aussi d'ailleurs) le Nord du Brésil ne change pas d'heure!!! La télé est à l'heure du sud, quand on veut voyager faut faire attention que les horaires ne soient pas ceux du sud, mais le nord lui continue sur sa lancée!!


On se disait aussi que les brésiliens étaient particulièrement à la bourre depuis dimanche... Après l'arroseur arrosé, nous avons testé pour vous les décalés décalés!

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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 20:00


"Santo Expedito, o Santo das causas urgentes" Et bien voilà un Saint qui a su s'adapter à la vie moderne des gens pressés!

Pour ceux que ça intéresse, j'ai récupéré sa carte "de visite" pendant le Círio, où sont indiqués tous les détails de la prière, des paroles à adresser à Santo expedito au nombre de Notre Père et d'Avé Maria à enchaîner! Mais ça ne vous sera peut-être pas très utile... Tellement moderne ce Santo Expedito, que pour les cas "impossibles, urgents et désespérés", il a même un site web!! www.santoexpedito.com.br

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Published by Laure & Pierre - dans Trucs & anecdotes
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