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Le Brésil, c'est fini pour nous...

Une décision soudaine et qui ne nous apparenait pas mais qu'on a dû suivre. Bref, on est de retour sur Montpellier, content de nous rapprocher de nos familles et amis, mais avec un petit goût d'inachevé quand on pense à notre aventure brésilienne et une affection certaine pour ce pays. Une chose est sûre, on y retournera!

Tu Cherches Quoi?

Au rythme de Belem...

The WeatherPixie

Carrière de petite voix!

Me voilà maintenant star de la télé belémoise, enfin... ma voix et mon charmoso accent français!!
Je vous laisse découvrir França.pa (à chercher dans le volet déroulant "CATEGORIAS")
Eh, y a même certaines paires d'oreilles qui me reconnaissent!...

Cocktail de fruits, joli joli!

Bien aidés par la diversité et l'exotisme des fruits ici, on a testé plusieurs combinaisons dont on vous souffle la composition...
  • mangue pomme kiwi
  • pastèque menthe
  • ananas menthe
  • ananas basilic
  • mangue passion
  • mangue ananas
  • banane orange passion
  • banane pomme passion
  • banane kiwi
  • mangue coco passion
N'oubliez pas les glaçons! Et qu'est-ce qu'on dit? Merci les Agros!!

Bem-vindos e boa viagem!

On rempile pour l'Amérique du Sud, mais dans un autre pays qui, pour défier nos bosses bien roulées de globetrotteurs, fait exception au monopole de l'espagnol dans la région! Donc nouvelle langue, mais aussi nouvelle culture: un sacré patchwork avec, il paraît, des pièces portant des couleurs bien de chez nous... On reste aussi collé à la chaleur tropicale, mais que l'on expérimente cette fois au cœur des tropiques, juste sous l'équateur. Et puis on s'était déjà échoué sur un territoire de plus de 4000 km de long, mais cette nouvelle histoire se corse là encore: il faut remettre autant de km dans la largeur! Bref, le brésil annonce beaucoup d'inconnu et un peu de familier, mais de toute façon un cocktail inédit, et dieu sait si les cocktails brésiliens sont réputés!...

Une grande nouveauté tout de même: on s'est déjà envolé pour quelques temps mais jamais sans date de retour! Quel sentiment étrange de partir sans savoir combien de temps, sans connaître le prochain retour... et c'est une précieuse consolation que de découvrir vos réactions enthousiasmées quand résonne le nom du Brésil! Voyager pour nous n'a jamais rimer avec s'éloigner, d'où l'envie presque immédiate de rentrer, d'où le désir de vous accueillir, d'où le besoin de vous avoir toujours d'une certaine façon avec nous, d'où ce blog!

Voici toute notre amitié dans les rouages du net pour vous amuser, vous intriguer, vous balader, vous allécher, ou encore vous étonner! On compte sur vous pour nous faire partager aussi vos réactions, vos vies et vos envies...

 

10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 13:49

Incroyable mais vrai, ce blog reprend du service! C'est qu'il nous a fallu un moment pour nous remettre de nos intenses vacances en France… tant de temps et de bons moments passés là-bas que le retour sur Belém nous a quelque peu bousculé de notre petit nuage haut perché! Mais devant un mois d'octobre bien rempli et suite aux nombreuses réclamations que notre "Service Client - Fidèles Lecteurs" a reçues, je ne pouvais plus m'entêter dans cette solidarité farfelue aux grèves pour la retraite sachant qu'en plus je n'ai toujours pas vraiment commencé à cotiser pour la mienne… Au boulot!

 

En parlant de ça tien, de boulot je veux dire, je sais que c'est un thème que l'on n'a pas souvent abordé dans ce blog et loin de moi l'idée de chambouler les habitudes de mes lecteurs mais laissez moi faire juste un petit aparté parce que moi j'ai chamboulé mes habitudes brésiliennes! Enfin, vu l'ampleur du changement, il serait plus juste de dire que j'ai maigrement (mais surement) ébranlé mon quotidien de chômeuse expatriée… J'ai d'abord passé 2 mois chez FRM comme responsable communication (ça en jette non?), assise à un bureau tout à côté de celui de mon tendre époux, mais seulement à quart temps: question de santé conjugale!? C'est un début en tout cas, un élan qui a entrainé mon profil d'active monotonement inactif dans de fous rebondissements professionnels et c'est ainsi que me voilà prof de français au moins jusqu'à fin décembre! Un simple cours de conversation qui ne demande pas de talents pédagogiques particuliers mais juste une certaine capacité de résistance et de lucidité le samedi matin tout entier, à partir de 8h30… Et j'ai même poussé ma révolution professionnelle jusqu'à faire des heures sup comme surveillante d'examens!

 

Non, vraiment rien ne va plus à Belém, non seulement je travaille (un peu) mais j'ai même le droit de rester maintenant! Et oui, privilège de cette bague au doigt qui a ôté la corde de mon cou de fausse touriste à rallonge: j'ai maintenant un visa d'accompagnatrice! Oh, ce n'est pas aussi joli que ça en a l'air… disons plutôt que ça sent le machisme latino à plein nez: en bonne épouse, j'ai le droit de suivre mon mari, de rester au Brésil autant de temps que lui mais en aucun cas de travailler!!! Et dire que ces hommes là ont élus une femme à la présidence!?

 

Les élections, parlons-en! Ca a été le seul point noir de notre mois d'octobre. Une campagne interminablement insupportable, dont la scène principale était notre avenue, et avec une évolution crescendo exponentielle non pas de leurs arguments mais bien du volume sonore de leur propagande! Au fur et à mesure, toujours plus de camions sons, toujours plus de rengaines stridentes et toujours plus fort. Même avec les boules quies et bravant la chaleur de notre appart toutes fenêtres et portes fermées, impossible à ignorer: à croire qu'on nous avait greffé un mégaphone au dessus de la tête. Du conditionnement tout en finesse, du martèlement oui! Ici, les campagnes coutent cher en décibels et en promotion sur le pack de bières!...

 

A part ça, le mois d'octobre a été un régal. Une ouverture sous les feux des projecteurs du magnifique Teatro da Paz, qui accueillait la première édition de la Biennale de Danse d'Amazonie. Et j'y étais! Et sur scène! D'abord dans une version contemporaine de Carmen: très sympa mais un peu répétitif et un peu bâclé par moments. Faut dire que le chorégraphe était tellement bien organisé qu'il s'est retrouvé à devoir créer la dernière moitié du ballet en une seule petite semaine…


13) carmen

 

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Ensuite, avec tout un groupe de nanas, on s'est concocté un beau tango tout en sensualité, une merveille qu'on espère bien redanser à une autre occasion.


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En attendant, prochaine étape de ma carrière de danseuse: le spectacle de fin d'année de l'école de danse. C'est un grand classique du répertoire du ballet qui a été choisi, La Belle au Bois Dormant. J'ai déjà connu plus intéressant à danser qu'un ballet classique mais je me suis trouvé un bon défi: remonter sur pointes! Mes orteils vous en diront des nouvelles…

 

Pendant ce temps là, mon fragile petit mari a fini de soigner son péroné. Le voilà comme neuf alors fini les massages et autres traitements de faveur, mais pour combien de temps? Aussitôt réparé, aussitôt inspiré pour de nouvelles tentatives casse-cou. Et tout est bon pour se faire dorloter… L'autre jour, alors qu'il se rasait, pris d'une subite envie d'éternuer, il s'est raidi pour ne pas, d'un mouvement brusque et incontrôlé, risquer d'entailler sa petite joue. Résultat, il m'est arrivé tout malheureux de son mauvais torticolis. Et hop, quelques séances de massage maison: gagné! Dernière trouvaille, les sorties kart du samedi, organisées tous les 15 jours par notre voisin. Pour l'instant, cette option casse-pipe n'a pas encore porté ses fruits, mais ça ne saurait tarder vu les gros moyens que déploie mon acrobate… L'autre jour, il a carrément foncé droit dans un mur, dérapant à toute berzingue, après que son pied soit resté coincé sur la pédale de frein en plein virage! Ah la la, je vous jure…

 

Octobre, ça a été aussi et surtout la visite de mon petit frère, le grand chevelu qui avait soi-disant coupé ses frisettes avant de venir mais arborait encore une tignasse toute tropicale de luxuriance! On a visité Belém bien sûr, et à la période la plus impressionnante puisqu'il est arrivé en plein boom du Cirio. Même s'il a bien voulu reconnaître que les anciennes maisons de maître portugaises décrépites avaient un potentiel certain, autant que les rives non aménagées du fleuve, il a été un peu oppressé par la taille et le bruit de cette ville. Mais on avait tout prévu! On l'a extirpé de cette folie urbaine, direction 2 îles de la région: Algodoal, qu'on avait fait qu'une seule fois et vite au tout début de notre vie brésilienne, et Marajo, qu'on commence à bien connaître mais qui nous enchante toujours autant! (les photos sont dans l'album "Greg à Belém")

 

On avait quand même fait un bon deal avec mon frangin: en échange de l'accueil et de bons moments au brésil, quelques gourmandises espagnoles. Et il ne nous a pas roulé, ni sur la qualité, ni sur la quantité de sa marchandise!! Je crois qu'avec ça on devrait pouvoir tenir le coup jusqu'à noël… ouf!

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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:49

Attention, Pierrot au clavier... Je vous le passe!


Notre blog (si j’ose dire…) était un peu unijambiste depuis le début, mais quelle jambe, forte, légère et gracieuse, digne d’une grande danseuse… En effet, depuis le lancement du blog, il y a far far longtemps, j’ai souvent eu l’envie d’y écrire mais jamais vraiment pris le temps !

 

A force de me faire remonter les oreilles par de nombreuses personnes, à raison d’ailleurs, il fallait bien un jour que je me lance si je tenais à la santé de mes esgourdes.

 

Par l’intermédiaire de mister Bruno, notre photographe préféré, nous avons rencontré des journalistes du magazine Grands Reportages. Ils étaient sur Belém et alentours pour réaliser un numéro spécial sur Belém do Para ! Au sein de cet article, ils prévoyaient plusieurs petits encarts thématiques. Au final, ils ont trouvé intéressant de faire quelques paragraphes sur le secteur bois et mister Bruno leur a proposé de rencontrer Seb et moi… Pas facile de parler d’un sujet si vaste en restant clair, et sans faire de raccourci erroné…

 

Si la découverte de Belém vous tente (ou sa redécouverte pour les courageux étant venus… Bravo les parents !), alors filez acheter le numéro de février du magazine Grands Reportages ! Et en totale exclusivité, vous pouvez lire ci-dessous ma petite contribution…


ArticleFiliereBoisBresil_GrandsReportages.jpg

 Cela donne des envies d’écrire, et surtout d’écrire beaucoup plus !

 

Alors, now, je vais demander à Laure comment publier cela, car même si j’ai découvert le chemin de mon clavier, il me reste à emboîter ses pas pour surfer sur le net !

Hop, je me permets une petite incursion... Parce que quand même on est devenu des vraies stars au Brésil! D'abord je prête ma voix à un programme télé, ensuite on se fait tous les 2 inviter à la radio pour enregistrer une pub pour l'alliance française et maintenant Pierrot est interviewé pa Grands Reportages... La classe!
Oh non, calmez-vous, ne vous battez pas pour les autographes quand même ; )
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Published by Laure & Pierre - dans La vie de Belém
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 19:59

     Le voilà, le moment tant attendu, celui des retrouvailles, la reprise de ma vie de cyberpianiste qui aspire à composer vos rires, à diluer frontières et kilomètres, à captiver vos imaginations.

     Tant de temps loin des mots que ce retour me rend presque nerveuse… Où reprendre? Comment? Je ne sais toujours pas mais je ne pouvais pas laisser ces questions prolonger indéfiniment mon silence. Alors je me jette dans les profondeurs blanches de cette nouvelle page. Savoir où les lignes et entre-lignes me mèneront?

     Le plus simple est peut-être de reprendre où je vous avais laissé au moment de ma disparition, à la sortie de l'opéra, sous les coups de crayon d'un dessinateur de la place de la République…

 

~~~~~~ Chapitre 1 ~~~~~~

 

     Seb, notre 3ème mousquetaire du Brésil, a finalement décidé de ne pas renouer tout de suite avec le pays du fromage qui pu et, à notre grand plaisir, revient poser ses valises à Belém, mieux: chez nous!

     Absent pour le levé de rideau au Teatro da Paz, il propose de me mettre en piste dans sa nouvelle boîte. Ma mission: organisatrice de la venue de très importants investisseurs chinois. Sa boîte: une scierie bien sûr, je suis encerclée par le bois! Bref, billets d'avion, hôtels et transport à Belém-Rio-Sao Paulo, restaurants, excursions business-visites touristiques, conférences-salle & mobilier-conférenciers-matériel promotionnel-pauses café, traduction, réception…

     Il devait y avoir un seul groupe de 30 qui est passé par toutes les formes et les couleurs pour finalement devenir 2 groupes successifs de 8 puis 13. Il existait un programme prédéfini que je me suis appliquée à concrétiser, que je me suis exaspérée à annuler et que je me suis échevelée et enragée à réorganiser au jour le jour, la veille pour le lendemain, avec une préférence pour les samedi et dimanche!! Et le boss de me dire que c'est un peu cher. Mais vous avez déjà vu, vous, un condamné qui mendie une dernière faveur et qui en plus fait la fine bouche!?

     Bilan: énormément de stress, plusieurs envies de tout plaquer ou de tout péter, mais la satisfaction finale de voir ces chinois repartir heureux de leur séjour. Une très bonne expérience mais j'y penserai à 2 fois avant de recommencer!

 

~~~~~~ Chapitre 2 ~~~~~~

 

     Au milieu de cette mission folle s'est mêlé le calendrier de répétition de notre compagnie de contemporain, pas encore très soudée, manquant un peu de foi en son travail mais forte d'une belle et intéressante créativité.

     Une semaine plus tard donc, je retrouvais déjà les planches inclinées de ce magnifique théâtre à l'occasion de l'ouverture d'un festival de danse…




~~~~~~ Chapitre 3 ~~~~~~

 

     A peine démaquillée et rafraichie par une nuit de sommeil, qu'on file à l'aéroport recevoir la famille Dhorne! C'est parti pour 2 grosses semaines de vacances dans le Pará, en l'honneur du demi siècle de maman Dhorne (désolée Christine si j'ai cafté).

     On a découvert un nouveau visage de l'île de Marajó, on a parcouru Belém, on a accompagné le Cirio qu'avec Pierrot on découvert d'un autre angle par rapport à l'année dernière, et puis on a exploré Alter do Chão et ses caraïbes de l'Amazonie près de Santarem. Je vous propose de suivre ça en images dans l'album "Brésil en famille".

 

~~~~~~ Chapitre 4 ~~~~~~

 

     Le 2 octobre, j'ai soufflé ma première bougie brésilienne et on était déjà le 20, ce qui voulait dire que j'en étais déjà à presque 6 mois de clandestinité. Il était grand temps de sortir! Ca, c'est l'excuse. Le prétexte maintenant: Pierre partait à Buenos Aires pour une semaine au congrès forestier mondial.

     Je suis donc allé, la gorge serrée et le ventre noué, me dénoncer et me "rendre" à la police fédérale! Coup de bol: l'agent chargé de l'immigration était dans un de ses (trop rares) bons jours. Il ne m'a pas posé une seule question, je n'ai connue ni l'interrogatoire ni la prise d'empreinte qui avaient tant vexés Pierrot quelques mois auparavant. J'ai payé mon amende, le jackpot, le montant maximum prévu par la loi. Gurps… Etape n°1, le "repenti": réussie!

     L'aéroport. Passage de la douane un peu stressée, et même complètement étouffée par l'angoisse quand le responsable de l'immigration s'éloigne un interminable moment avec mon passeport… Ca y est, il revient, il murmure à l'oreille de l'agent en face de moi qui scrute mon passeport. Pas un mot, pas un sourcillement, juste un petit signe de tête et… un envoi glissé de mon passeport: j'y crois pas! Je ravale mon explosion de joie et de soulagement, je ne leur laisse surtout pas le temps de changer d'avis, et je file me faire oublier dans la foule des duty free. Je viens de passer l'étape n°2: la sorite!

     Youhou! C'est le chemin vers Buenos Aires, son quartier multicolore de la Boca et son célèbre, majestueux et vibrant tango. On a même pris 2 heures de cours particulier. Pas facile du tout mais beau, intime, intense…


     J'ai laissé Pierre entre les mains de son boss français en visite au Brésil et puis moi j'en ai profité pour traverser le Rio de la Plata et rendre visite à Malena, ma chère amie d'enfance uruguayenne, de retour sur sa terre d'origine depuis peu. Ca tombe pile poil!

     La semaine dans la belle ville de Montevidéo et puis le week-end à la mer, dans la station balnéaire de Punta del Este, de plus en plus prisée de toute l'Amérique du Sud!! Beaucoup de papote, souvent autour d'une bonne bouteille de vin: que du bon…

 

~~~~~~ Chapitre 5 ~~~~~~

 

     C'est l'heure, l'heure de l'étape n°3: le retour au Brésil… Un peu d'appréhension très vite dissipée. Je suis passée comme une lettre à la poste, haut la main! Et me voilà une touriste toute propre, toute neuve. Alors pour fêter ça rien de tel que 2 autres semaines de vacances!!

     Cette fois c'est mes parents que je retrouve: papa recevant une invitation pour une conférence à Sao Paulo, vous pensez bien que maman n'allait pas manquer ça, pas folle la guêpe ; )

Suivez nos quelques jours à Sao Paulo, notre week-end à Rio et notre semaine à Belém dans l'album "Brésil en famille".

 

~~~~~~ Chapitre 6 ~~~~~~

 

     Retour à la routine de Belém et pas mécontente dans le fond. C'est pas si facile d'être en vadrouille et de servir de guide un long moment comme ça…

     J'ai pas repris la danse car les cours sont suspendus pour un temps, mais j'ai repris mon intérim chez FRM qui a du travail à revendre! Traduction, mise en page, synthèse de documents: toutes ces choses qui bouffe un max de temps et qui ne demande aucun antécédents fifon, c'est pour moi. Mais entre nous, entre le temps passé à FRM et le nombre d'hommes des bois qui se cache parmi nos potes ici, je serai bientôt une experte autodidacte!

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 22:47

Jamais j'aurais imaginé reprendre autant la danse et alors remonter sur scène, à l'étranger qui plus est et dans un illustre théâtre!... C'est comme un rêve, que du bonheur!!


Cette expérience, tombée du ciel puisqu'on a été appelés 3 semaines seulement avant le spectacle et que je me suis juste trouvée au bon endroit au bon moment, est un bouquet de premières fois.


Première fois que je danse dans un théâtre aussi beau. Il date de la période faste de Belém, au début des années 1900, quand le caoutchouc était encore une exclusivité de l'Amazonie et que toute l'Europe visitait cette ville alors une des plus développée du Brésil: la "Belle Epoque" comme disent les brésiliens avec drôle d'accent. (Vu, quand c'est chic, c'est français!)


Hall d'entrée grandiose, matériaux nobles (marbre, bois d'Amazonie, mosaïques, miroirs, cristal et feutre rouge sang), parquet en marquèterie, enfilades de balcons majestueux, et fresques au plafond de la grande salle et des balcons mais aussi devant le rideau… Un bijou!



Et puis c'est un vrai théâtre à l'ancienne, dans les règles de l'art. Toute petite, dans mes cours de danse, pour nous demander d'avancer, on nous disait de "descendre" et pour reculer, de "monter". On nous avait expliqué qu'avant les scènes étaient inclinées vers l'avant pour que le public voit mieux. Et bien, ça y est, je l'ai vu de mes yeux, première fois que je trouve un de ces théâtres de guingois! Voyez comme les rideaux des coulisses sont droits et comme les planches tanguent. Une sacrée pente quand même, qui perturbe quelque peu la chorégraphie!...



Voilà le mic mac de cordes pour actionner les décor et faire voyager le public. Les tous premiers spectateurs d'ailleurs sont posés à même la scène, en-dessous de laquelle s'enfouit l'orchestre.

Première fois aussi et grande expérience que de danser au rythme des musiciens. Un CD ne vous surprendra jamais, mais les instruments eux vibrent au fil de l'humeur de leur chef d'orchestre, et aucun spectacle ne se ressemble!

 

 


Je n'avais encore jamais non plus participé dans une si grande production, ni dans un opéra! Entre le chœur et les solistes, ça faisait une bonne troupe. Ensuite, un superbe travail de costumes et de décors, et une bande de maquilleurs folles. Le concept: un festival brésilien en Amazonie, présentant un opéra français (Roméo et Juliette), mis en scène par un américain loufoque et incapable de communiquer directement avec ses chanteurs. Ca ne pouvait être qu'un chef d'œuvre!

 


On a été prévenus vraiment à la dernière minute qu'ils voulaient des danseurs pour le bal des Capulets du premier acte, mais heureusement on a eu un bon nombre de répétitions. J'ai d'ailleurs bien profité de la générale, la der des ders qui sert surtout à évacuer les dernières bourdes: j'ai fini robe déchirée et culote à l'air sur le devant de la scène!! Alors après, ça ne pouvais qu'être mieux!... En tout cas, nos entrechats ont tellement séduits qu'on a fini dans le journal (je suis la fille la plus à gauche de la photo!). Bon, ils ont juste oublié de préciser que nous étions une compagnie internationale de danse!...


 

 

Enfin, sur un total de 4 représentations, j'ai réussi à attirer pas mal d'admirateurs et je les remercie tous de leur venue! Ce retour sur les planches, plus qu'inespéré, me laisse un souvenir merveilleux. Mais mon plus grand plaisir restera d'avoir découvert qu'autant d'étoiles pouvaient briller dans les yeux de mon amour d'admirateur…

 


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 20:34

Notre famille s'est agrandie! Nous avons adopté une petite coccinelle, qui répond ici au doux nom de Fusca (à prononcer Fouchka).

 


En vérité, on ne peut pas franchement parler de naissance. Il serait même plus juste d'utiliser le mot "résurrection"... Nous avons récupéré la petite Fusca qu'un de nos copains avait délaissé depuis près d'un an. Forcément, Fusca n'avait plus la force de parcourir le monde. Mais on lui a trouvé un nouveau moteur, on l'a laissée en de bonnes mains pour qu'elle soit raccommodée et bichonnée, ensuite c'était reparti: on the road again!!


Bon, ses premiers pas sont déjà tout un roman... A peine lancée, après une vingtaine de mètres, trop d'émotions peut-être au bruit assourdissant de son ronron pétaradant et voilà qu'elle en perd son oreille!

 


Ensuite, on lui paye à boire, elle renoue avec ce plaisir oublié et déjà elle ne veut plus s'en passer! Alors en véritable bois-sans-soif, impossible de lui faire dire ce qu'il reste de la rasade qu'on vient de lui servir... Le signal de la jauge reste imperturbablement plat!


Quant à ses tous premiers kilomètres, ils avaient dû bien la fatiguer et, trop habituée au repos de ces derniers temps, elle n'avait pas franchement envie de repartir de si tôt. Alors elle n'a rien trouvé de mieux, au moment on voulait redémarrer, que d'avaler la clé!

 


Sacré caractère, ça promet... Enfin, pour l'instant, on l'a mise hors d'état de nuire. Le Neman est démonté et en gros on démarre au tournevis comme des voleurs de bagnole!!


Là, on l'a installée tranquille dans le garage, le temps de lui refaire ses papiers d'identité. Mais elle nous a encore joue un tour, manifestation de son esprit de contradiction... Pierre referme à clé (ouf, c'est pas la même clé que pour mettre le contact) la portière conducteur, ok. Je pousse le loquet de la portière passager, claque la porte et hop: le loquet remonte. 2, 3, 4 essais mais y a rien à faire. Alors Pierre va pour rouvrir de son côté et fermer de l'intérieur, mais là non plus, y a rien à faire, sa portière ne s'ouvre plus! Nous voilà avec une portière condamnée à être fermée et l'autre condamnée à être ouverte: génial!


Je sens qu'on n'a pas fini de rigoler avec elle...

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 21:03

Toutes petites et pas bien lourdes, bien potelées, la peau douce, de belles couleurs... elles sont vraiment à croquer!!

Il faut être attentif et bien s'en occuper, chaque jour un petit peu. Parce qu'en plus elles changent et elles évoluent à vue d'œil!

On n'aurait jamais pensé que ça viendrait si vite, mais c'est vraiment du pur plaisir et puis qu'est-ce qu'on est fier quand on les regarde...

 


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 15:48

A l'occasion du Forum Social Mondial, j'ai enfilé une nouvelle casquette: celle de traductrice simultanée anglais/espagnol ↔ français. Et bien je crois que ça ne me va pas très bien...


Recrutée à la dernière minute, je me retrouve au milieu des représentantes régionales d'un réseau mondial de femmes qui travaillent sur les problématiques concernant le commerce, la place des femmes dans l'économie mondiale et le rôle des mouvements sociaux pour l'évolution du néo-libéralisme. Enfin, c'est ce que j'ai saisi au bout des 3 demi-journées de traduction...


Imaginez un peu: la moitié parlait bien l'anglais, l'autre le baragouinait mais parlait bien l'espagnol, et une dans tout ça, la représentante d'Afrique du Nord, se contentait seule contre toute de son français. Et c'est là que j'interviens! Mais pas facile de transformer des mots que l'on comprend en une phrase qui ait un sens quand on ne connait pas le contexte de leur travail et qu'on ne maitrise pas le sujet de leur discussion!...


Je l'avais prévenu mon incomprise-mal-comprenante: je comprends bien l'anglais mais je n'ai jamais fait de traduction. Seulement, elle s'est entêtée à vouloir que je lui traduise absolument tout se qui se disait, le moindre bredouillement, toutes les répétitions interminables et les phrases non achevées. Elle me donnait des petits coups de coude dès que l'une commençait à parler et que je ne traduisais rien. Alors je traduisais le début mais du coup, le temps de lui parler, je perdais le fil du discours et, vu comme elle était commode, je décidais de broder un peu et d'inventer beaucoup la fin des conversations! Je serais bien incapable de vous dire à quel point j'ai été fidèle aux déclamations originales...


Pire encore, ce réseau était une organisation très désorganisée et pleine de conflits internes: jalousies entre pays du Nord et pays du Sud, frustration de la région Afrique, et vas-y que je te tire dans les pattes, je dis oui oui mais je fais des messes basses sanglantes avec ma voisine. Et moi, bien sûr, je suis tombée sur la plus rosse de toute qui glissait dans mon oreille, alors que je luttais pour suivre la logique du discours à traduire, que l'oratrice était une "conasse". Le deuxième jour, elle a décroché le pompon... Elle avait décidé d'être agressive et cassante avec tout le monde, elle beuglait des choses et ses collègues me regardaient crispées en attendant la traduction fatale. Quelle horreur de métier et quelle horreur de bonne femme!


Enfin, en 3 demi-journées, j'aurais gagné 300€, soit autant d'argent qu'en un mois de travail au secrétariat de l'environnement. Moi je dis: "vive le Forum Social Mondial!"

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:00

Ca y est, depuis début janvier, je suis entrée dans le monde des travailleurs brésiliens! et mangée à la même sauce que les brésiliens: au niveau horaires je ne m'en plaints pas, mais au niveau salaire...


Après avoir fièrement snobé le fonctionnariat français de l'ENGEES, force est de constater que j'ai une fâcheuse attraction pour le service public: au Chili, au Laos, à la DDAF de Montpellier et maintenant ici aussi. Une vraie récidiviste! Me voilà donc intégrée au secrétariat de l'environnement de Ananindeua, toute jeune ville voisine de Belém qui vient de souffler ses 73 bougies et mesure déjà près de 800 000 habitants: qu'elle est mignonne... Face à de tels gabarits urbains, les préfectures brésiliennes (correspondant au niveau administratif de nos mairies en France) se décomposent en un fouillis de secrétariats: commerce, santé, éducation, génie civil, etc, etc... et environnement!


Enfin, pour le moment, après un mois de prise de fonction, j'aurais encore bien du mal à vous parler de mon travail. J'ai dû y mettre les pieds à peu près un jour sur 2 pour plusieurs raisons. D'abord, à l'issu d'une négociation rondement menée de 30 secondes et une question environ, mon chef me concédait mon mardi pour continuer de porter ma casquette de responsable culturelle à l'Alliance Française. Ensuite, avec 2 de mes collègues qui habitent Belém, nous avions établis un programme de covoiturage pour les 40 minutes de route vers le boulot; programme qui a capoté et m'a laissé sur le bord de la route quand la femme de l'un d'eux a fait des scènes de jalousie alors qu'elle nous a rencontré Pierre et moi (vous ne comprenez pas la raison? Et bien moi non plus, le couple brésilien reste un mystère!). Enfin, le secrétariat a été scindé et repeint pendant toute la semaine du Forum Social Mondial, nous offrant une semaine de vacances! Bref, je peux au moins vous présenter mon lieu de travail...




Je vous présente notre modeste QG, qui est sensé abriter une centaine de personnes... vous aussi ça vous parait un peu étriqué? Pas de problème, les fonctionnaires brésiliens ont la solution: ils se dévouent pour se regrouper, nombreux et de longues heures durant, à l'extérieur (d'où l'étendue impressionnante de la cour) et laisser les autres travailler confortablement pendant qu'ils blablatent foutchebaw ou novela (série TV). Confortablement? Dans ma salle, nous sommes 7 pour 2 ordinateurs, alors à l'intérieur, rebelote: c'est kif kif bourricot! Et la question qui tue: mais pourquoi tant de monde qui sert à rien? Et bien parce que permettez-moi de vous présenter Machin qui est le cousin de l'ami du Préfet, Bidule qui est le petit ami de la cousine d'Untel, puis Truc Muche qui est la sœur du fils de l'ami du parrain... Vous saisissez? En gros, il n'y en a pas beaucoup qui ont déjà touché à l'environnement mais c'est une grande famille! Et pour avoir un air un peu plus sérieux et plus convainquant, nous allons bientôt voir un uniforme, pour ma plus grande joiiiiiiiiiahhhhhhhhh!!!


Petit avant goût de leur efficacité... Visez un peu la roue arrière de leur engin!



Et moi dans tout ça? Je suis sensée développer le pôle eau sur lequel ils ne se sont encore jamais penchés. L'inventaire de leurs connaissances a été expéditif: ils n'ont aucune donnée, aucun programme et aucune idée ni de l'état de leurs ressources et services liés à l'eau ni de ce qui pourrait être fait. Pour me donner une petite idée de leur patrimoine hydrique, on a fait une sortie en barque. En fait il y en avait 3 de prévues. 1 sur 3, j'ai déjà eu de la chance! Bref, on a navigué sur ce que j'avais imaginé comme les petits cours d'eau du municipio: des bras de près de 100m de large par endroits, sur lesquels on ne peut s'aventurer que selon le bon vouloir de la marée!





   

J'ai carte blanche: c'est hyper intéressant mais reste à savoir par où commencer et avec quels moyens je vais pouvoir bosser! Un bon challenge quoi... Je leur ai donc concocté une liste de tout ce qui pourrait être fait, de quoi développer un programme pour 20 ans au moins! Maintenant, j'attends qu'ils lisent ma proposition, puis qu'ils fixent une réunion pour qu'on en discute, puis qu'ils réfléchissent çà ce qui est prioritaire, puis qu'ils me donnent les moyens minimum pour me lancer... ce qui peut bien prendre un sacré bout de temps!


Au fond, je crois que le plus dur dans ce boulot sera de m'adapter à leur rythme et leur façon de travailler!...

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 17:50

Réchauffement climatique et l'extrêmisation des phénomènes climatique, on en parle depuis un moment maintenant et on commence même à en constater les premiers symptômes. Mais laissez-moi vous dépeindre le devenir de ma Belgique adoptive et du Ch'nord de mon cœur...



Le mois de janvier de cette nouvelle année 2345 débute à peine. Vous vous baladez dans la rue et vous avez du mal à enjamber les caniveaux depuis qu'ils ont triplés en largeur et en profondeur par rapport aux récits de vos ancêtres. Le ciel se couvre et le vent se lève: sauve qui peut, il va bientôt pleuvoir! Mais vous êtes presque arrivé, plus que 2-3 minutes de marche, peut-être moins en pressant un peu le pas. Et puis vous avez cet espoir fou que la pluie démarre lentement. De toute façon, quelques gouttes par près de 30°, ça ne peut pas vous faire de mal... rapidement, vous vous surprenez non pas à marcher au pas de course mais carrément à courir, et à votre arrivée en un temps record, vous êtes déjà trempés jusqu'à la petite culotte. Des fois même, comme le dit si bien notre cher Antoine, votre raie du cul fait gouttière! Bien sûr vous auriez pu penser à prendre votre parapluie mais après tout ça ne vous aurait protégé que jusqu'aux fesses et vos chaussures auraient autant souffert de cette eau sale et terreuse dévalant la ville.

C'est fou quand même, il a déjà plu à ce rythme endiablé tout hier après-midi! Certes, la matinée a été dégagée mais comment le ciel peut-il être aussi chargé de nouveau? La nuit tombée et le 8ème déluge de la journée commence sa démonstration. Celui-ci rafraîchira-t-il enfin un peu l'atmosphère?


Voilà un beau portrait de la saison des pluies de Belém qui est bien installée maintenant! Je crois qu'il serait intéressant de vous faire suivre des stages ici avec nous. Qui sait, cela vous permettra peut-être de prendre un peu d'avance sur Darwin et sa théorie de l'évolution...

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 15:52

Pour une fois, je ne vous saoulerais pas avec de longs récits! Je vous propose un article tout en images (ou presque...) pour découvrir les têtes qui nous entourent ici: un beau mélange franco-brésilien. A travers ces quelques photos, vous constaterez qu'on a trouvé encore une fois une belle troupe de zouaves!...


Commençons par les plus anciennes de nos connaissances. Enfin, il serait plus exact de dire "des connaissances de Pierre Dhorne", qui l'on si gentillement diverti avant que je le rejoigne... Comment? cette dénomination "Pierre Dhorne" traduirait-elle un peu de jalouse crispation? J'avoue que ça m'a plusieurs fois démanger de coler leurs belles petites frimousses sur un jeu de fléchettes, mais plus besoin: maintennat, c'est moi qui aie le dessus!


(Haretha, Hariella, moi!, Hariane et Henriette:
cherchez l'intrus dans tous ces H...)


Ensuite, nous avons le gang des coupeurs de bois! Avant ou maintenant, ils y ont tous mis la patte pendant un moment. Je vous présente dans l'ordre: Carl (le ying: un hollandais qui vend du bois pour une boîte française), Arlei (le seul brésilien et le collègue de Pedrou o Fifom, vous vous souvenez de ce personnage j'espère!), Yann (qui a préféré aux troncs d'arbre les petites baguettes en bois qu'il distribue dans ces restos de sushi), Pedrou (tantôt très vert, tantôt très tronçonneuse, selon ses interlocuteurs... c'est le début de la fièvre du commercial, non?), Seb (le yang: un français qui vend du bois pour une boîte hollandaise!) et David (commercial intrépide qui ne vend pas du bois, non non: il vend des maisons en bois!).



Et voilà leurs petites femmes: Ani (une perle brésilienne, un sourire sur pattes, de la bonne humeur à revendre, mère des 2 petites chipies de David), Bia (brésilienne aussi, mariée à Carl) et Angela (la femme d'Arlei, la féminité de FRM Brasil, une brésilienne déguisée en guyanaise!).



Yann, le martiniquais de la bande, a même découvert qu'il avait un sosie brésilien: Roberto, mon cher prof de portugais...



Ce mélange de gens donne une belle brochette de joyeux lurons, généreusement arrosée de rires et de délires, et souvent généreusement arrosée tout court d'ailleurs... dont voilà un petit aperçu!



Et dans tout ça, avec Pierrot, on reste égal à nous-mêmes...



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